Santé publique 43 % de la population de la Métropole est exposé à la pollution aux particules

Le nœud autoroutier de Perrache et ses alentours, un secteur particulièrement pollué.  Photo archives Pierre AUGROS
Le nœud autoroutier de Perrache et ses alentours, un secteur particulièrement pollué. Photo archives Pierre AUGROS

Le chiffre fait peur. Même si la qualité de l’air s’améliore, le niveau de pollution aux particules fines reste préoccupant, surtout lorsque l’on apprend que 600 000 Grands Lyonnais sont directement concernés.

Si, au cours de la dernière décennie, la qualité de l’air s’est fortement améliorée à Lyon, la situation n’en reste pas moins préoccupante. Notamment en ce qui concerne les fortes concentrations de particules fines dans l’air que les Lyonnais respirent.

Alors même que l’on sait que les particules en question (qui proviennent essentiellement de la combustion du bois, du charbon, mais aussi du trafic routier et d’activités industrielles) peuvent avoir un fort impact sur la santé. Plus elles sont fines, en effet, plus elles ont la faculté de pénétrer dans les poumons et par là, dans le sang.

Un lien avec les déplacements et les conditions météorologiques

Pour tenter d’affiner nos connaissances, l’Insee, la Dreal et le Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) ont mis en commun leurs moyens pour étudier l’exposition de la population lyonnaise à cette pollution spécifique au cours d’une journée, en l’occurrence celle du 12 janvier 2011.

Il en ressort que la concentration moyenne des particules dans l’air évolue tout au long de la journée. Faible, voire très faible au cours de la nuit, elle commence à s’élever fortement aux alentours de 7 heures du matin pour atteindre un premier pic à environ 10 heures. Il faut alors attendre le début de l’après-midi pour voir cette concentration diminuer, avant de remonter entre 15 et 16 heures et de rediminuer, à nouveau, en soirée. Ce qui confirme que ce degré de pollution est à l’évidence lié aux déplacements mais aussi aux conditions météorologiques.

Autre enseignement, le niveau de concentration en particules fines répond à une géographie précise, lié à la densité de population. En conséquence de quoi, le centre de Lyon, mais aussi le sud de l’agglomération sont particulièrement concernés, soit pas moins de 600 000 personnes qui se retrouvent ainsi très exposées à des niveaux de pollution élevés. À savoir les Lyonnais qui vivent et travaillent dans le centre de Lyon et à proximité des principaux axes routiers.

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