Association SOS voyageurs : les bénévoles discrets de la Part Dieu

En gare de la Part-Dieu, entre 50 et 200 clients interpellent quotidiennement Jean-Paul Cencire, responsable de l’association SOS Voyageur / photo M. Couturier
En gare de la Part-Dieu, entre 50 et 200 clients interpellent quotidiennement Jean-Paul Cencire, responsable de l’association SOS Voyageur / photo M. Couturier

Installé près de la sortie Porte des Alpes, au sein de la gare de la Part-Dieu, SOS Voyageur tente de satisfaire les moindres requêtes des clients.

« Les gens arrivent un peu par hasard », explique le responsable de SOS Voyageur, Jean-Paul Cencire, abandonnant, l’espace d’un instant, son immuable sourire pour un léger soupir.

Le motif de celui-ci ? Un local dissimulé près de la sortie Porte des Alpes et guère indiqué dans l’immensité de la gare de la Part-Dieu.

Une bévue au regard du rôle joué par cette association présente depuis l’ouverture de la station lyonnaise.

La confusion Paris-Gare-de-Lyon et gare de Lyon

En effet, toute la semaine, une trentaine de bénévoles se relaye pour venir en aide aux passagers, quelles que soient les demandes. Des plus ordinaires, – comme la localisation d’un quai, un portable à charger –, aux plus originales.

En huit ans d’expérience, Jean-Paul Cencire a d’ailleurs une panoplie de requêtes comiques dans sa besace.

« Pendant l’Euro, une personne est venue nous demander comment écrire “je veux acheter un billet”», se souvient-il avec une pointe de nostalgie pour cette période forte en rencontres.

Néanmoins, dans certains cas, celles-ci se révèlent nettement moins plaisantes pour l’interlocuteur. « Beaucoup d’étrangers nous demandent où est Montmartre, révèle le bénévole. Le soucis, c’est qu’ils ont confondu Paris-Gare-de-Lyon et la gare de Lyon (sourire). »

Ces fâcheuses conséquences d’une traduction erronée sont même fréquentes dans les locaux de SOS Voyageur.

« Récemment, deux religieuses voulaient rejoindre Gênes, et Genova (Gênes en italien) est devenu Genève», raconte-t-il avant de faire part du plaisir qui le poursuit dans sa tâche : « Ce qui me plaît, c’est la variété. Nous ne venons pas pour rien. Des personnes sont en pleurs, en stress. Nous sommes là pour rendre service et trouver une solution ».

Et pour les 50 à 200 demandes quotidiennes, la morale de l’histoire reste souvent la même.

Morgan Couturier

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?