Villeurbanne Métro : pourquoi a-t-on si chaud sur la ligne A ?

La ligne A enregistre 232 000 voyages par jour en moyenne / Photo Emmanuelle Babe
La ligne A enregistre 232 000 voyages par jour en moyenne / Photo Emmanuelle Babe

Les usagers s’en plaignent, de surcroît en période de canicule. Pourtant, Kéolis prend des mesures pour rafraîchir ces rames à l’ancienne.

« Il y a des jours où l’on est vraiment content quand les portes s’ouvrent à chaque station. »

Les usagers de la ligne A « n’en peu [vent] plus ». « On suffoque dans les wagons. Une dame qui voyageait à côté de moi a failli s’évanouir », témoigne une Villeurbannaise. 

Elle est une usagère régulière de la ligne de métro qui relie Perrache à La Soie et qui affiche 232000 voyages par jour en moyenne.

Pourtant, elle ne s’habitue pas à la chaleur étouffante qui s’abat sur les wagons du métro, les jours d’été.

« Et aux heures de pointe, c’est simple, on n’arrive plus à respirer. On a l’impression qu’il n’y a pas de ventilation », témoigne-t-elle.

La forte chaleur qui a sévi en début de semaine n’a pas arrangé les choses.

Des moto-ventilateurs qui font peu de vent

La ventilation existe pourtant bel et bien, répond Keolis, l’exploitant du réseau.

Seulement, la conception des rames est ancienne : dans les années 1970 et 1980, le confort thermique n’était pas forcément une priorité pour les constructeurs.

Chaque année, avant l’été, des contrôles sont ainsi effectués sur les installations de l’époque, à savoir des groupes « moto-ventilateurs » qui permettent une ventilation avec prise d’air à l’extérieur et rejet en bout et bas de caisse des rames.

Des mesures sont également prises lors du stockage des rames, la nuit.

Une partie des rames des lignes A et B sont ainsi stationnées en arrière gare, plus fraîche que le remisage.

Celles qui sont en zone de remisage passent sous l’eau froide de la machine à laver avant leur mise en service le matin.

Enfin, les rames de la ligne de métro D stationnent dans les ateliers du Thioley, à Vénissieux, à une température modérée.

Si les voyageurs souffrent de la chaleur, c’est également le cas des chauffeurs.

« En interne, une communication est mise en place pour les salariés dans les salles de repos, notamment sur la nécessité de bien s’hydrater », ajoute Kéolis.

Emmanuelle Babe

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