Start-up “Was light” et les visuels s’illuminent…

Un film électroluminescent, et non lumineux, c’est désormais possible !  Photo Joël PHILIPPON
Un film électroluminescent, et non lumineux, c’est désormais possible ! Photo Joël PHILIPPON

Deux Lyonnais ont acquis la technologie électroluminescente sous brevet américain, qu’ils produisent, fabriquent et distribuent pour toute l’Europe. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les possibilités d’utilisations sont quasi infinies…

Lyon ville des lumières. Un beau clin d’œil pour Rudy Assal et Baptiste Bosser, qui développent, depuis deux ans, une nouvelle technologie directement venue d’Outre-atlantique, l’électroluminescence.

Derrière ce jargon, une application très simple : mettre en lumière un visuel à partir d’une alimentation de faible consommation. Une véritable révolution pour Baptiste Bosser, qui découvre le procédé en vidéo en 2012.

« Je travaillais alors comme responsable commercial et marketing chez Iveco et j’ai vu ce produit, je me suis dit qu’il fallait le développer en France. J’ai contacté Rudy Assal, responsable d’une entreprise de communication avec qui je travaillais souvent, pour avoir son avis de communicant. Il a été autant emballé que moi. Et nous nous sommes lancés dans cette folle aventure », se remémore Baptiste Bosser.

Après être remonté à la source de cette vidéo, débute un tout autre challenge : être choisi pour développer la technologie au niveau européen. « Nous nous sommes retrouvés face à deux grands groupes…

Mais, notre force, c’était justement ce côté start-up qui nous animait. Et nous avons été choisis, et nous avons acquis le procédé de fabrication en 2013 », rajoute Rudy Assal.

Le LOU et l’OL séduits

Le duo ne brûle pas pour autant les étapes. Was Light est créé en avril 2014 et s’installe dans le 8e arrondissement, produisant, fabriquant et distribuant le procédé en France, mais également en Europe, depuis février 2015. Ils forment également des poseurs en France, qui sont désormais une trentaine dans l’Hexagone.

« Les applications sont vastes et nous avons eu de nombreuses demandes improbables. Nous nous sommes tournés exclusivement vers le commerce électronique entre entreprises.

Histoire de présenter notre savoir-faire, nous avons équipé la boutique du LOU et le bus de l’OL, mais, notre force, c’est de pouvoir proposer du grand format sur tout support : bâches lumineuses, covering de véhicules, vitrophanie, etc. », poursuit-il.

Déménager pour s’agrandir

En quelques mois, l’activité décolle et l’entreprise de cinq personnes va prochainement déménager pour s’agrandir… et embaucher. « Les axes de développement restent nombreux », conclut Rudy Assal.

« Actuellement, nous travaillons sur le développement d’un boîtier d’alimentation contrôlable à distance et d’une application en WiFi. Nous nous penchons également sur le recyclage indispensable de ces produits pour l’avenir. Enfin, nous poursuivons notre réflexion sur une prochaine levée de fonds dans le cadre de notre développement ».

Et la lumière fut…

…Révolutionnaire. Pour les cofondateurs de Was light – littéralement « Et la lumière fut » – leur produit n’a pas d’équivalent sur le marché.

Premier point essentiel, ce n’est pas de l’éclairage, c’est de l’électroluminescence. Cela permet de faire vivre un visuel léger et flexible, en allumant et en animant un film de moins d’un millimètre, qu’il soit adhésif ou aimanté, à partir d’une alimentation de faible consommation.

La luminosité est, de ce fait, parfaite et uniforme, sans halo lumineux.

D’une durée de vie d’environ 20 000 heures, c’est un produit qui ne se consume qu’en éclairage, qui est complètement réglable (permanent ou intermittant selon les réglages) donc, pas de maintenance, ni de changement d’ampoules.

De coup, la consommation est deux à trois fois moins importante que la technologie LED.

David Tapissier

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