Urbanisme Le déclassement de l’A6/A7 débattu ce lundi à la Métropole

Un boulevard urbain verra progressivement le jour à la place des autoroutes A6 et A7 qui traversent l'agglomération / Photo d'archives Joël Philippon
Un boulevard urbain verra progressivement le jour à la place des autoroutes A6 et A7 qui traversent l'agglomération / Photo d'archives Joël Philippon

A l’issue d’un vote ce lundi à la Métropole, une demande officielle doit être faite à l’Etat pour la signature d’un décret d’ici à la fin de l’année. L’axe autoroutier deviendra ensuite très progressivement un boulevard urbain.

Le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies a donné le 3 mai son accord à Gérard Collomb pour le déclassement des autoroutes A6/A7 dans la traversée de l’agglomération lyonnaise.

Un boulevard urbain verra progressivement le jour à leur place sur les 16 kilomètres séparant Limonest/Dardilly (au Nord) de Pierre-Bénite (au Sud). Un décret doit être signé d’ici à la fin d’année pour entrer en application au premier semestre de 2017. Pour cela, le conseil de la Métropole lyonnaise vote ce lundi, en séance plénière, la demande de déclassement.

La Métropole insiste sur sa volonté, à terme, de chasser le trafic de transit non seulement de l’axe A6/Fourvière/A7 (16 000 véhicules par jour en transit) mais aussi du boulevard Laurent-Bonnevay (3 000 véhicules par jour) et de la rocade Est (25 000 véhicules par jour).

L’objectif demandera de longues étapes avec la réalisation par l’Etat du contournement de Lyon, sans doute à l’Est (horizon 2025). Le périphérique Ouest/anneau des sciences -à la charge de la Métropole (horizon 2030)- doit absorber le trafic d’agglomération.

Poids lourds dans Fourvière : dérogations limitées

Pour alléger rapidement le trafic général sur l’axe A6/A7 d’ici à 2020, la Métropole va aller plus loin dans la réduction du nombre de poids lourds dans Fourvière en limitant les dérogations actuelles, mais aussi en développant sur cet axe des lignes de bus TCL qui bénéficieront de voies dédiées empruntables par les taxis et les voitures en autopartage.

La vitesse sera abaissée et des aménagements effectués à hauteur de Perrache.

Gérard Collomb et ses équipes précisent toutefois qu’il faudra patienter jusqu’à 2025 et 2030 -avec la mise en service des grandes infrastructures précitées- pour voir le trafic automobile chuter sur cet axe, en deux temps, de 115 000 à 50 000 véhicules par jour.

Sa végétalisation sera généralisée. Il ne disposera plus pour les voitures que de 2x2 voies. Il accueillera des pistes cyclables, de larges trottoirs, et des carrefours à feux le rendront plus "urbain".

François Samard

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