Armée A Lyon, au moins un soldat est recruté chaque jour

Depuis le début de l’année, le bureau de Lyon a déjà fait signer 350 contrats.  Photo Joël PHILIPPON
Depuis le début de l’année, le bureau de Lyon a déjà fait signer 350 contrats. Photo Joël PHILIPPON

C’est le moment ou jamais pour entrer dans l’Armée de terre : pour le seul quart Sud-Est, 2 000 postes sont encore à pourvoir d’ici la fin de l’année. Dont une bonne partie à Lyon.

Si vous voulez entrer dans l’Armée, c’est maintenant. Le tuyau est d’autant plus sûr qu’il vient du responsable du recrutement national de l’Armée de terre.

De passage à Lyon à l’occasion de la prise de commandement du nouveau patron de la zone Sud-Est (lire ci-dessous), le général Marchand confirme de gros besoins : « 15 000 postes sont à pouvoir cette année. Et même 17 000 si l’on ajoute les officiers et sous-officiers. En volume, l’Armée de terre est actuellement le quatrième recruteur en France ».

Comment ces besoins se traduisent-ils sur le bureau de Lyon, l’un des 22 disséminés dans la zone Sud-Est ? « Lyon est le centre le plus important, talonné par Marseille. Depuis le début de l’année, nous avons déjà fait signer 350 contrats », explique le colonel Gomart, responsable de la zone Sud-Est.

Une demande aussi forte que l'offre

350 contrats en six mois, c’est presque deux par jour. Et le rythme devrait être aussi soutenu jusqu’à la fin de l’année. « Nous n’avons pas encore les chiffres pour 2017 qui sera également une année porteuse, mais sans doute un peu moins que 2016 », poursuit le général Marchand.

Heureusement, la demande est aussi forte que l’offre. « Dans le contexte actuel, l’engouement de la jeunesse pour les métiers de la Défense ne faiblit pas. Cet afflux de candidats nous permet toujours d’être sélectif, Nous avons en moyenne deux candidats pour un poste. Et 50 % des soldats que nous recrutons ont le bac, même s’il n’y a pas de condition de diplôme ».

Une autre possibilité existe pour porter l’uniforme : la réserve. Là encore avec des besoins soutenus qui se chiffrent à 5 000 cette année pour le territoire : « la réserve, c’est le travail intérimaire de l’Armée. Par exemple, nous y avons actuellement recours pour la surveillance dans le cadre de l’opération Sentinelle.

C’est un moyen, pour des étudiants comme des jeunes actifs, de consacrer jusqu’à 40 jours par an à la défense. D’autant plus que pour la réserve, le seuil de recrutement a été repoussé jusqu’à 35 ans. Quelle que soit l’envie d’un jeune qui souhaite s’engager, la première démarche est d’aller sur notre site internet où il trouvera toutes les réponses et les modalités pratiques pour son engagement ».

Recrutement : Lyon en première ligne

La zone de recrutement et de sélection Sud-Est couvre 25 départements de 4 régions : Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Corse et une partie du Languedoc-Roussillon.

C’est la plus importante des cinq groupements de recrutement de l’Armée de terre, puisqu’elle fournit le quart des besoins. 22 Cirfa (Centre d’information et de recrutement des forces armées) dépendent de cette zone, dont le Cirfa de Lyon, le plus important en volume, qui est basé au quartier Général-Frère.

C’est là également que le commandement de la zone Sud-Est est assuré. Depuis le 8 juillet, un nouveau chef a été nommé à sa tête. Le colonel Bruno Millot succède au colonel Hubert Gomart.

Arrivé au terme de quatre ans de commandement, ce dernier rejoint un bâtiment voisin du quartier Général-Frère, en qualité de chef d’Etat-Major de la zone de défense.

Centre d’information et de recrutement des forces armées, 4 rue Gustave-Nadaud, Lyon 7e Tél : 04.37.27.36.10. www.sengager.fr

X. B.

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