Sur les quais Trop de bateaux de croisière et ça coince sur les berges

Le trafic exponentiel dérange ceux qui veulent profiter de cette voie verte.  Photo Marie-Christine PARRA
Le trafic exponentiel dérange ceux qui veulent profiter de cette voie verte. Photo Marie-Christine PARRA

Chaque matin, c’est l’affluence pour accéder au bas-port Claude-Bernard, le long du centre nautique Tony-Bertrand. Jusqu’en début d’après-midi, piétons, livreurs et cyclistes se disputent le lieu d’où partent des vacanciers en croisière.

Entre les cyclistes et les camions de livraison qui se disputent le terrain dès le petit matin, rien ne va plus sur le bas-port Claude-Bernard, entre le pont Galieni et le centre nautique Tony-Bertrand.

Ici, une trentaine de bateaux de croisière font escale contre quatre à cinq dans les années quatre-vingt. Le site, déclaré voie verte, est ouvert aux piétons et cyclistes qui disposent d’espaces de circulation bien définis.Le sujet a été soulevé le 20 juin, à la mairie du 7e par le biais d’une question écrite posée en conseil d’arrondissement par Michel Pons, de la Ligue contre la violence routière.

Il pointe du doigt « des véhicules circulant à plus de 10 km/h, une vitesse maximale imposée par la réglementation et des livraisons aux bateaux de croisière qui interviendraient en dehors des heures autorisées. » Il va plus loin. « Tout véhicule peut accéder au pont de l’Université à toute heure du jour ou de la nuit, sans avoir besoin d’une quelconque autorisation. »

Une capitainerie ?

Jean-Yves Sécheresse, adjoint au maire en charge de la sécurité, suit le dossier de près. « La situation actuelle ne me ravit absolument pas ! Vos témoignages nous sont très précieux. Il y a un an, nous avons fait remonter le dossier à la Métropole. C’est insuffisant. Je suis extrêmement préoccupé par les bateaux. »

Et d’évoquer l’idée d’une capitainerie, qui pourrait être serait prise en charge par les croisiéristes. En coulisse, les pourparlers ont démarré. Chez Croisi Europe, le responsable de la navigation, n’est pas dupe. « Les élus sont d’accord pour faire une capitainerie, mais à nos frais. Ce serait même à notre désavantage, puisqu’on se retrouverait responsable de tous les problèmes qui pourraient survenir. »

Face à la saturation du quai Claude-Bernard, d’autres options sont envisagées, comme la création de deux appontements supplémentaires à hauteur de la caserne quartier Général-Frères, qui ferait suite à celui créé en bord de Saône, à la Confluence.Marie-Christine Parra27 C’est le nombre de bateaux de croisière – affrétés par neuf sociétés –, qui font escale en 2016 sur le bas portClaude-Bernard.

La croisière s’amuse “en mer” mais pas toujours à quai…

Ils ont pour noms MS Camargue, MS Van Gogh, MS Mistral ou Viking Delling et naviguent entre Rhône et Saône, reliant Lyon au sud de la France. Les trois premiers appartiennent à la société Croisi Europe, qui propose depuis 1995 des croisières de trois à dix jours au départ de Lyon.

Les croisiéristes français et européens rejoignent le bateau en bus ou par leurs propres moyens en début d’après-midi. Les livraisons ont lieu très tôt le matin (et jusqu’à 13 h 30) et font travailler des fournisseurs rhodaniens.

« Du fait des écluses, on n’est pas toujours à l’heure », observe-t-on chez Croisi Europe, où l’on trouve légitime que les Lyonnais puissent accéder aux bas ports. Même si la présence simultanée des piétons, cyclistes et des camions de livraison n’est pas du goût de tout le monde.

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