Initiative Des étudiants des Beaux-arts créent la “récupérathèque”

Olivier Milis, l’un des cofondateurs (au centre, en bleu) fait le vœu que ce projet se développe  dans toutes les écoles françaises de création.  Photo Alain-Charles FABRE
Olivier Milis, l’un des cofondateurs (au centre, en bleu) fait le vœu que ce projet se développe dans toutes les écoles françaises de création.  Photo Alain-Charles FABRE

Une “récupérathèque” permet l’échange de matériaux de réemploi. La première est née en 2015, à l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Lyon (Ensba). Rencontre avec Olivier Milis, son cofondateur, et une partie de l’équipe associative.

Pourquoi une récupérathèque ?

« Avec Esther Coillet-Matillon, étudiant, nous l’avons créée en juin 2015. C’est un magasin de matériaux de réemploi, répondant aux problèmes majeurs des écoles de création, l’école nous fournissant les outils, mais pas les matériaux. C’est un succès grâce à une équipe dynamique et l’aide de l’école, qui met à disposition un lieu de stockage. »

Quelle est votre philosophie ?

« Nous sensibilisons les étudiants au développement durable en redonnant de la valeur aux “déchets”. En un an, nous avons réemployé une tonne de matériaux et fait économisé 1 500 € à l’école, par la diminution des déchets.

Côté création cela permet de réaliser des prototypes à un coût très faible. Beaucoup de projets n’auraient pas vu le jour sans cette action. »

Comment fonctionne cette récupérathèque ?

« Une monnaie alternative d’échange, le “grain”, qui équivaut à l’euro, permet aux adhérents (toutes les personnes liées à l’école) d’acheter et de vendre des matériaux à l’association. Chaque heure de bénévolat fournie à l’association donne droit à 10 grains. »

Quels sont les matériaux fournis ?

« Nous fournissons bois, métaux, papiers ou encore objets insolites, mais aussi des conseils techniques et du lien social. Les matériaux proviennent d’anciens projets d’étudiants, d’entreprises extérieures partenaires ou sont issus de démontage d’expositions. Certains matériaux sont aussi apportés par des “glaneurs”, des étudiants qui trouvent des matériaux et les échanges contre des grains. »

Comment l’avenir se dessine-t-il ?

« Nous avons créé des fiches pour aider les écoles de création, de France et d’ailleurs, qui souhaiteraient avoir leur récupérathèque. Pour cela, nous avons créé un site Internet et sommes prêts à les accompagner. À partir de l’an prochain, nous voudrions fonder une friperie entre étudiants, sur le même principe, pour s’habiller ou pour créer. »

Pratique www.recuperatheque.wix.com/recuperatheque

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