OLYMPIQUE LYONNAIS Le grand défi d’Antonio Pintus

Le nouveau préparateur physique de l’OL, au gros CV, devra permettre au groupe lyonnais de gérer un calendrier fourni.  Photo  Philippe Juste
Le nouveau préparateur physique de l’OL, au gros CV, devra permettre au groupe lyonnais de gérer un calendrier fourni. Photo Philippe Juste

L’ancien préparateur de la Juventus revient en L1 avec une mission très importante, à l’orée d’une saison de Ligue des Champions.

Son arrivée est presque passée inaperçue. Pourtant, Antonio Pintus sera l’un des acteurs influents de la future saison de l’OL. Les blessures musculaires reviennent, en effet, en boucle dans la chronique lyonnaise même si le quinquennat de Yoann Gourcuff faussa les données.

L’équilibre, c’est le mélange

« Je n’ai pas la vérité dans ma poche », confia-t-il au moment de sa présentation. Il était alors entouré de Jean-Michel Aulas et de Bruno Genesio. Le premier le définit comme une priorité ; le second fit un rappel utile. « Je veux féliciter Antonin Da Fonseca, Dimitri Farbos, et Ange-François Costella. Antonio le sait, et je lui ai dit, il arrive aussi pour diriger un groupe qui a très très bien travaillé depuis cinq mois, et avec qui il va complètement collaborer. Je lui ai demandé de s’appuyer sur ces jeunes préparateurs. »

Le message est clair. Bruno Genesio alla un peu plus loin. « Je cherchais un homme d’expérience capable de gérer les pros et les Féminines et de faire le lien avec le centre de formation dont on sait qu’il alimente une grande partie de notre équipe première. On m’a indiqué le profil d’Antonio que je ne connaissais pas personnellement. On a pris des contacts. Ça s’est bien passé tout de suite. Ce que j’ai apprécié, c’est qu’il m’a dit qu’il était préparateur physique, bien sûr, mais avant tout au service de l’entraîneur. Ça, ça m’a beaucoup touché. Et puis, quand on a travaillé à la Juve, Chelsea, Monaco, West Ham, et à l’OM, ça signifie que l’on a une culture de championnats différents. »

Antonio Pintus en a retiré un enseignement simple. « Il existe a priori trois méthodologies, italienne, française, et anglaise. Le travail avec le ballon est important et, à mon avis, le travail avec le ballon à haute intensité est primordial. Après, il y a le travail foncier qui, en France, est un aspect fort. Il y a aussi le travail de musculation et de prévention. Je ne suis pas un adepte du travail uniquement avec le ballon. Des clubs travaillent aussi sans. Il faut le bon mélange entre les deux avec la prévention. C’est un mixte et on peut parler de préparation physique européenne. »

L’Italien revient en L1 pour un nouveau défi au sein d’un club dont il affirme qu’il est le mieux structuré au plan français. « Ce qu’a accompli le président en trente ans, c’est quelque chose de fantastique. Quand j’étais à Monaco, j’étais un peu énervé car on n’arrivait jamais à gagner le championnat ! »

La préparation foncière italienne n’est pas un concept vide. Elle fit, entre autres, de Platini et de Zidane des athlètes et on est très curieux de voir comment tout cela va se passer du côté de Tola-Vologe. Pardon, à Décines.

Antoine Osanna

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