Mouvement social Gares lyonnaises : les voyageurs comprennent, mais l’attente est parfois longue

Beaucoup de trains supprimés à la gare Jean-Macé. Photo Julie VOISIN
Beaucoup de trains supprimés à la gare Jean-Macé. Photo Julie VOISIN

Lundi midi, si la gare de Vaise était déserte, à Gorge-de-Loup le ballet des tram-trains avait repris. « La situation est revenue à la normale ce matin », souligne un responsable commercial de la gare.

Pourtant, pour Ingrid, qui vit à Amplepuis, les choses ne sont pas si évidentes. « J’attends ici depuis 10 heures. Un car était affiché mais il n’est pas passé, alors j’attends celui de 14 h 15. Ces grèves sont pénalisantes pour nous ! », soupire-t-elle. « Hier [dimanche, ndlr], j’attendais un car pour me rendre à Sain-Bel, témoigne Monique, alors que mon train avait été supprimé. Il est passé une heure plus tard. Et en plus, le métro était à l’arrêt lorsque je suis revenue à Lyon, en fin d’après-midi. » Cette retraitée croix-roussienne « comprend ces grèves et que certains points de la loi Travail gênent les salariés. Hollande et Valls ont leur chauffeur. Mais pas moi ! Il faut que tous ces acteurs arrivent à un compromis », fustige-t-elle.

À la gare Jean-Macé, dans l’après-midi, si certains prenaient la chose avec philosophie, pour d’autres l’attente était longue. « Je suis obligé de rentrer plus tard à Bourgoin, car mon train est supprimé », explique Joao, en stage à Lyon. « On paie un abonnement, et on ne peut même pas s’en servir, soupire Joana, qui vit en Isère. Pour ma part je prends parfois la voiture, mais je dois payer le péage et l’essence en plus. La grève est un droit, d’accord, mais il faut savoir qui paie les pots cassés. Aujourd’hui, ce sont nous, les petits travailleurs. »

J. V.

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?