Loisirs Biennale de la danse : notre sélection d'une 17e édition populaire et expérimentale

La comédie musicale, grand public et cliquante, de Yan Duyvendak.  Photo DR
La comédie musicale, grand public et cliquante, de Yan Duyvendak. Photo DR

Moment festif de la rentrée (du 14 au 30 septembre), la Biennale de la danse s’annonce populaire et expérimentale, en dépit d’un budget en chute libre. Notre sélection.

Un type à poil qui s’élance vers des bottes de paille : c’est l’affiche joyeusement hédoniste, mais peut-être un peu excluante, d’une Biennale qui cultive le plaisir depuis 17 éditions. Si le contexte sinistré a infligé une baisse de 15 % au budget (6,7 millions contre 7,8M€ en 2014), avec une part consacrée à l’artistique qui a spectaculairement reculé de 18 %, il va quand même y avoir du beau, du bon, du drôle et, évidemment, des trucs bizarres pas encore répertoriés.

Le point… en cinq points.

C’est du 14 au 30 septembre

Durant ces 17 jours, il y aura 37 spectacles, dont 23 créations ou premières françaises. Elle s’étend à 16 nouvelles communes de la Métropole et s’exporte jusqu’à San Sebastián (Espagne), où, lors de la fiesta du 3 juillet, elle représentera Lyon dans la Capitale culturelle 2016 avec le groupe acrobatique de Tanger, Yoann Bourgeois et Denis Plassard.

« Ensemble » au Défilé du dimanche 18 septembre

Comme d’hab., 4 500 amateurs, répartis en douze groupes, paraderont des Terreaux à la place Bellecour. Son thème : « Ensemble », un poil prévisible, mais efficace pour sanctifier le vivre à l’unisson. Nouveauté : l’orchestre national de Lyon grimpe, pour la première fois, sur un char et fermera la marche. Grand final sur la place Bellecour avec la traditionnelle tarentelle et les variations magiques de Yoann Bourgeois sur trampoline.

De grands spectacles très attendus

On en frissonne d’avance ! Dans le cadre de l’expo “Corps rebelles”, au musée des Confluences (100 ans de la danse au XXe siècle), une variation de la mythique Messe pour le temps présent, de Maurice Béjart (1967) par Hervé Robbe, toujours sur la musique de Pierre Henry, mais remixée par ce jeune compositeur de presque 90 ans ! À ne pas rater : la comédie musicale, foldingue et clinquante, de Yan Duyvendak ; La Belle et la Bête “reféérisé” par Thierry Malandain ; Olivia Ruiz et Jean-Claude Gallotta réunis sur scène pour un faux biopic de la chanteuse ; la nouvelle création de Christian Rizzo, dont D’après une histoire vraie , est ce qu’on a vu de plus enivrant ces dernières années ; les premières françaises d’Olivier Dubois (Auguri) et Alain Platel (Mahler projekt) ; la nouvelle performance de Jan Fabre ; trois bijoux visuels de Jonah Bokaer sur des scénographies du plasticien Daniel Arsham et les notes de Pharrel Williams.

Des découvertes

À l’autre extrémité, quelques noms peu connus à ne pas zapper de votre abonnement : les jongleurs ahurissants et d’une précision démoniaque du collectif lyonnais Les Petits Travers ; le solo ouvertement grotesque et critique d’Euripides Laskaridis ; et trois dames volcaniques : Louise Lecavalier, Cristiana Morganti et Catherine Gaudet.

“Battle of styles” au Palais des sports

On connaissait le battle hip-hop, la Biennale sort de son chapeau un affrontement entre contemporain, néoclassique et hip-hop. Quatre groupes se bastonnent à coups de virtuosité : les Pockemon Crew, le ballet Preljocaj, the Saxonz (Allemagne) et des anciens danseurs de William Forsythe. Que le meilleur gagne !

Pratique Du 14 au 30 septembre. De 10 à 44 €. www.biennaledeladanse.com

David S. Tran

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