Tendances La société Uber accélère son recrutement à Lyon

Selon Uber, Lyon compte un peu moins d’un millier de chauffeurs.  Photo Richard MOUILLAUD
Selon Uber, Lyon compte un peu moins d’un millier de chauffeurs. Photo Richard MOUILLAUD
Selon Uber, Lyon compte un peu moins d’un millier de chauffeurs.  Photo Richard MOUILLAUD

Au grand dam des taxis, des dizaines de candidats ont échangé avec différents acteurs du secteur du transport à la demande.

Uber a choisi Lyon pour lancer son tour de France destiné à créer 70 000 emplois. L’entreprise américaine qui met en relation clients et chauffeurs, via sa plateforme numérique, a organisé un grand raout, quai Rambaud, à La Confluence, où se pressaient des dizaines de candidats. Candidats qui ont le choix entre un statut d’auto entrepreneur ou du salariat au profit de quelqu’un qui a une capacité de transport.

Un marché en pleine croissance

Uber, dont l’application UberPop a été suspendue pour concurrence illégale, avait également convoqué différents partenaires jugés indispensables à l’accès au métier de chauffeur professionnel. Conseillers juridiques, experts-comptables, loueurs de voiture, etc. Les postulants se sont retrouvés avec une boîte à outils complète. De quoi impressionner. « Pour l’instant je me renseigne seulement. J’ai été UberPop. Là, c’est fini. J’ai besoin d’en savoir plus sur les statuts proposés. Il paraît qu’en juin, il y aura encore des changements », détaillait Yanis, Lyonnais de 27 ans, qui sait déjà qu’il devra investir dans une nouvelle voiture s’il donne suite. « La mienne a plus de 4 ans or, avec Uber, ce n’est pas comme avec les taxis, il faut ce qu’il y a de mieux pour les clients ».

« Notre intérêt est d’avoir le plus de chauffeurs possible. S’il y a beaucoup de voitures, le client n’attend pas plus de trois minutes », expliquait, de son côté, Thomas Meister. Chargé de la communication Uber en Europe, le jeune homme évoque « une révolution copernicienne » du marché du transport de personnes, avec l’arrivée du géant californien. « Jusque-là, on avait entretenu la pénurie. Or, désormais, le marché est en pleine croissance et il y a de la place pour tout le monde. »

Présent également pour participer à une table ronde, Gilles Vesco, conseiller métropolitain en charge de la Nouvelle mobilité urbaine, avait un certain nombre de questions pour Alexandre Droulers, manager général chez Uber. Il souhaitait notamment en savoir plus sur ce que le service Uber peut apporter à une “smart city” qui promeut le transport propre et partagé, sachant que les véhicules des chauffeurs Uber fonctionnent majoritairement au diesel. « Nous poursuivons les mêmes objectifs », a défendu le jeune manager, convaincant ou non.

En attendant, tandis qu’Uber entame son tour de France, en communiquant sur la création d’emploi et sur le « vecteur d’insertion sociale et professionnelle » que constitue le métier de chauffeur, l’Urssaf a attaqué la société pour faire requalifier ses chauffeurs, en travailleurs salariés. « Uber est en règle. Toutes ses activités en France sont légales », répond Thomas Meister. Concernant les taxis qui avaient appelé à manifester au même moment, le chargé de communication met en cause leur retard technologique « qui les prive du développement exponentiel du marché ».

Yanis, 27 ans, Lyon 3e

J’ai été UberPop, mais c’est fini. Je ne veux pas être hors la loi

Dominique Menvielle

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?