Patrimoine Découvrez l’Antiquaille, un lieu emblématique de l’histoire lyonnaise

La crypte des mosaïques, dont l’univers est proche de celui de la basilique de Fourvière.  Photo  Philippe JUSTE
La crypte des mosaïques, dont l’univers est proche de celui de la basilique de Fourvière. Photo Philippe JUSTE

Le site romain et chrétien dominant la ville – plus tard lieu de soins et d’enfermement –, est devenu un espace culturel racontant l’histoire du christianisme à Lyon.

C’est un lieu à la fois historique et emblématique, tous siècles confondus. L’un des points forts du Lugdunum romain où des fouilles plus que centenaires et toujours actives ont fait découvrir des habitations décorées de mosaïques et agrémentées de thermes, les piscines de l’époque.

L’empire disparu, les Lyonnais descendus en bord de Saône, le lieu devient une campagne agrémentée de vignobles où l’humaniste Pierre Sala installe sa maison d’été. Puis un autre notable lyonnais l’achète et en fait cadeau aux religieuses visitandines qui y installent un couvent avec église, où l’on célèbre le culte des martyrs chrétiens.

La Révolution chasse les nonnes et la Ville achète le tout en vue d’y accueillir les miséreux, vénériens et autres galeux, ainsi que les aliénés alors qualifiés d’« insensés ». Ainsi naît un hôpital dévolu à la dermato-vénérologie et ce qui n’est pas encore la psychiatrie en tentant de soigner ces « insensés ».Mais le site souffre d’une situation géographique éloignée du centre-ville.

En 2003, le plan de restructuration des Hospices civils de Lyon le sacrifie : l’hôpital ferme ses portes.La Société anonyme de construction de la ville de Lyon achète l’ensemble pour y installer des logements… et un hôtel quatre étoiles. Une autre partie du site, gravitant autour du fameux et pseudo « cachot de saint Pothin », est cependant confiée à l’association Espace culturel du christianisme à Lyon, formée de Lyonnais, tous bénévoles, voulant mettre en valeur les origines du christianisme en Gaule.

Après huit ans de travaux, avec la participation financière des pouvoirs publics mais aussi celle du mécénat d’entreprise – des Aéroports de Lyon à la Caisse d’Épargne –, en passant par les particuliers, le nouvel espace muséal ouvre ses portes en décembre 2014.

Associant présentations permanentes, expositions temporaires et conférences il fait revivre adroitement les objets de jadis grâce à une scénographie moderne et interactive.

> 49, montéeSaint-Barthélemy, Lyon 5e. Ouvert du mercredi au samedi de 10 à18 heures et le dimanche de 14à 18 heures. Tél. : 09.72.41.14.98.

Gérard Corneloup

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?