Culture urbaine Après la chute de Dazibao, les graffeurs de Villeurbanne au pied d’un nouveau mur

Le mur Dazibao en pleine effervescence lors d’une édition de Mix’City.  Photo archives RK
Le mur Dazibao en pleine effervescence lors d’une édition de Mix’City.  Photo archives RK
La destruction du mur Dazibao fin février. Il se situait sur le site du futur lycée Brossolette.  Photo Laurence  FISCHER
La destruction du mur Dazibao fin février. Il se situait sur le site du futur lycée Brossolette. Photo Laurence FISCHER
La destruction du mur Dazibao fin février. FISCHER - Laurence (203170) La destruction du mur Dazibao fin février.  Photo Bernard Jadot
La destruction du mur Dazibao fin février. FISCHER - Laurence (203170) La destruction du mur Dazibao fin février.  Photo Bernard Jadot
Le mur Dazibao en pleine effervescence lors d’une édition de Mix’City.  Photo archives RK La destruction du mur Dazibao fin février. Il se situait sur le site du futur lycée Brossolette.  Photo Laurence  FISCHER La destruction du mur Dazibao fin février. FISCHER - Laurence (203170) La destruction du mur Dazibao fin février.  Photo Bernard Jadot

La prochaine édition de Mix’city, rendez-vous annuel des graffeurs, se tiendra rue Léon-Chomel, le mur d’expression libre Dazibao ayant été abattu dans le cadre du chantier d’extension des Gratte-Ciel.

Les graffeurs villeurbannais ne savent plus où donner de la bombe. Dans le cadre des travaux de la ZAC des Gratte-Ciel, le mur d’expression libre Dazibao, situé sur le parking de la salle des Gratte-Ciel, a été démoli fin février. Les graffeurs villeurbannais, mais aussi ceux des alentours, regrettent ce mur.

« Ce mur avait été mis en place par le service jeunesse de la Ville à la fin des années quatre-vingt-dix, se souvient Reno Kidd, du collectif la Coulure. Ce mur était immense : 600 m² ! Il a vécu, a été entretenu, tant par la Ville que les graffeurs. Il était un lieu reconnu et recherché par les graffeurs de toute la région. »

Une réflexion pour trouver un nouveau lieu d’expression libre

À force de se croiser sur les abords du lieu, riverains et graffeurs échangeaient régulièrement. « Les habitants nous demandaient souvent quelles allaient être nos prochaines pièces, comment et ce que nous faisions. Il y avait une véritable vie autour de ce mur. » Le mur n’était pas seulement utilisé par les graffeurs, mais aussi par les écoles, les centres sociaux, etc.

Que les graffeurs se rassurent : à terme, la question du remplacement du mur du parking de la salle des Gratte-Ciel pourra se poser. « Une réflexion est en cours pour trouver un lieu d’expression libre pour remplacer celui de Dazibao, explique-t-on à la Ville. Mais il faut savoir que tous les murs ne sont pas équivalents pour recevoir des graffs. » Mais, pour 2016, aucune alerte à la bombe n’est à prévoir. Un mur de 500 m2 a en effet été trouvé, pas très loin de feu le mur Dazibao. Il permettra aux graffeurs d’exprimer tout leur art.

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