Tendances Nous avons testé pour vous la « Machine à rêver »

Un petit tour sur la machine à rêver…  Photo Richard Mouillaud
Un petit tour sur la machine à rêver… Photo Richard Mouillaud

L’artiste lyonnais Lionel Stocard a créé plusieurs machines à rêver. Il expose actuellement la plus élaborée, créée en 2009, dans le 1er arrondissement. J’ai tenté l’expérience…

Grâce à une machine à rêver, de son invention, Lionel Stocard propose d’accéder à l’état de conscience ouvrant aux rêves lucides, qui font du rêveur un explorateur de son inconscient. Il transporte le public dans un monde parallèle, où conscience et inconscience s’entremêlent, au point de devenir une entité impalpable qui fait perdre ses repères à la réalité…

A l’occasion d’une exposition sur Lyon (lire par ailleurs), Lionel Stocard a installé la plus récente de ses « machines à rêver ». Une occasion rare, car la pièce –qui est avant tout une œuvre d’art– est souvent louée pour des conventions. Je suis curieux et assez terre-à-terre, le rendez-vous est pris, histoire de découvrir les sensations…

Au cœur de l’exposition

Direction l’exposition, dans le 1er arrondissement, pour découvrir la machine, mais également l’exposition de 12 œuvres, des mobiles électriques utilisant l’énergie cinétique. Le lieu est calme, l’installation est en place. Lionel explique rapidement son fonctionnement. Cette machine est censée faciliter l’accès aux rêves lucides : elle crée un état d’apesanteur, entre équilibre et vertige, la musique diffusée accentuant la sensation.

Une question d’équilibre

Je monte sur le siège m’allonge et Lionel règle l’équilibre… Me voilà en effet en complète apesanteur, basculant légèrement à chaque respiration. Je ferme les yeux en me voilà parti pour vingt minutes à tourner, tout doucement, au milieu d’une bande son électro-acoustique, en provenance des instruments fabriqués par l’artiste.

Premier constat : on se sent bien. Pas de sensation désagréable, de tournis, ou de bascule, le mouvement est souple et régulier. Au bout de quelques minutes, me voilà détendu, mes yeux clos… Rapidement, une seconde réflexion me vient, je suis en lévitation, complètement perdu dans l’espace : le son est diffusé par un pendule qui tourne, ce qui fait disparaître tous repères dans l’espace. Ce n’est pas désagréable, au contraire. Je me dis que je ne serai pas dérangé par du monde autour de moi, comme lors des séances classiques où une personne se propose de tester la machine. « La machine interpelle, mais elle fait aussi flipper ! », m’avait expliqué Lionel avant la séance « mais c’est une œuvre d’art qui donne envie de l’essayer ».

« Il faut prendre son temps »

« Pour cette machine, il faut prendre son temps… » Troisième constat, vingt minutes –le temps de la composition musicale– ça passe relativement vite. Toutefois, les rêves ne viennent pas. Je suis en lévitation, tranquille, à me reposer, jusqu’aux dernières notes. Reste le retour… A une position debout. Il se passe sans souci. Je me sens détendu, pas nauséeux du tout, calme. Une sorte d’état méditatif… Une machine qui ne m’a, certes, pas fait rêver, mais m’a apaisé… Du coup, j’adhère !

David Tapissier

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