Parents et enfants 380 places supplémentaires en crèche attendues dans les deux ans

Sur les 156 crèches lyonnaises, 52 sont municipales et 104 associatives. Le coût moyen d’une place  est estimé à 16 000 €.  Photo d’illustration  LE PROGRÈS
Sur les 156 crèches lyonnaises, 52 sont municipales et 104 associatives. Le coût moyen d’une place est estimé à 16 000 €. Photo d’illustration LE PROGRÈS

Le Contrat enfance jeunesse (CEJ) signé entre la Ville de Lyon et la Caisse d’allocations familiales du Rhône permet de financer de nouvelles places d’accueil en crèche sur une période de quatre ans. La dotation de la CAF s’élève à 43,7 M€.

Le contrat passé entre la Ville de Lyon et la Caisse d’allocations familiales du Rhône est aussi une affaire de chiffres. En gros, il permet de mettre noir sur blanc les intentions des deux partenaires dans le domaine de l’enfance et de la jeunesse jusqu’en 2018.

C’est le maire de Lyon, Gérard Collomb, qui en expose les grandes lignes : 43,7 M€ de dotation de la CAF devraient permettre la création de 386 nouvelles places d’accueil en crèche, contre 305 lors du contrat précédent. 159 ont déjà été réalisées en 2015. Il s’agit bien, précise l’élu, « de répondre aux besoins des familles et les engagements sont forts. Les enfants sont notre priorité absolue ». Le président du conseil d’administration de la CAF Marc Tixier évoque, de son côté, un contrat enfance jeunesse « ambitieux ».

62 % des besoins seraient couverts

Qu’il s’agisse d’extensions de crèches ou de nouvelles implantations, l’objectif est, très logiquement, de proposer un service supplémentaire dans les secteurs en plein développement, où la demande est la plus importante,

Ainsi, de nouvelles places d’accueil pour les 0-3 ans sont prévues dans les 3e (24 places), 7e (30 places), 8e (75 places) et 9e arrondissement (80 places). Ces projets, conjugués à la volonté de soutenir les 17 relais d’assistantes maternelles – 4 200 enfants sont confiés à quelque 2 800 assistantes maternelles –, permettraient à la Ville de couvrir 62 % des besoins. Il y aura encore des demandes non satisfaites. Et certaines listes d’attente ne sont pas près de disparaître. Et pourtant, rappelle Gérard Collomb, un travail de prospective sur le mode d’accueil des enfants de moins de 3 ans a bien été réalisé. L’évolution socio-démographique, la mobilité et la construction de logements : tous ces points ont été examinés. Mais il demeure difficile, ajoute le maire, d’anticiper. Prévoir ? Des pans entiers de quartiers autrefois occupés par le tissu industriel sont en train de se transformer en logements, avec, à la clef, de nouveaux arrivants. La question est de savoir si le volume des équipements publics nécessaires à ces nouveaux développements parviendra à suivre ce rythme plutôt soutenu ? Pas toujours évident…

Aline Duret

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