Start-up Vertu Food ouvre son premier kiosque de fruits et légumes frais en supermarché

Le premier kiosque Vertu a ouvert ce jeudi 6 avril au supermarché Casino de Tassin-la-Demi-Lune. / Photo Marion Saive
Le premier kiosque Vertu a ouvert ce jeudi 6 avril au supermarché Casino de Tassin-la-Demi-Lune. / Photo Marion Saive
Deux personnes, chargées d'animer le corner, d'éplucher et préparer les fruits et légumes, ont été recrutées via le Pôle Emploi de Tassin. / Photo Marion Saive
Deux personnes, chargées d'animer le corner, d'éplucher et préparer les fruits et légumes, ont été recrutées via le Pôle Emploi de Tassin. / Photo Marion Saive
Le premier kiosque Vertu a ouvert ce jeudi 6 avril au supermarché Casino de Tassin-la-Demi-Lune. / Photo Marion Saive Deux personnes, chargées d'animer le corner, d'éplucher et préparer les fruits et légumes, ont été recrutées via le Pôle Emploi de Tassin. / Photo Marion Saive

Inauguré le 5 avril au Casino de Tassin-la-Demi-Lune, le corner pilote Vertu Food propose toutes sortes de fruits et légumes frais, crus ou cuisinés. Les produits, de saison et locaux, sont préparés devant le client. Zoom sur cette start-up lyonnaise qui renouvelle les codes de la grande distribution.

Légumes prêts à l'emploi
Légumes prêts à l'emploi

Derrière la formule de politesse « Vertueusement vôtre », deux Lyonnais. Arthur Maurel et Adrien Moyne, 26 ans, ont fondé Vertu, une start-up qui facilite la consommation de fruits et légumes frais. « Aucun lien avec la marque de téléphonie mobile du même nom qui vend des smartphones à 15 000 euros », précisent les deux jeunes hommes, qui ont donc pris l’habitude d’accoler « Food » à « Vertu » pour éviter tout malentendu. On rencontre les deux compères à l’incubateur agro-alimentaire Isara de Gerland, qu’ils occupent depuis décembre.

Ils ont misé sur la grande distribution

L’idée de Vertu Food ? Implanter un kiosque en supermarché, où carottes, champignons, courgettes et autres légumes sont épluchés, fraises, oranges, kiwis et plus si affinités, préparés ou mixés sous forme de jus de fruits. Le tout devant le client.

A l’époque des supérettes bio indépendantes, des épiceries solidaires et des magasins de producteurs locaux qui essaiment aux quatre coins de la ville, les jeunes Lyonnais ont misé sur la grande distribution, dont Arthur est issue. Le challenge : reprendre un concept poussiéreux et lui donner un second souffle. « Les gens délaissent les grandes surfaces, soit parce qu’ils achètent en ligne soit parce qu’ils recherchent plus de proximité. Notre approche réconcilie le consommateur avec le supermarché : un animateur est présent sur le stand pour le conseiller et le guider », explique Arthur, président de Vertu Food, ancien de l’EM Lyon. Le modèle, certes vieillissant, présente flopée d’avantages. « On bénéficie de la clientèle du supermarché et on évite les frais structurels. Pas de murs à bâtir, il n’y a plus qu’à installer notre corner en magasin », ajoute Adrien, directeur général et ex-commercial pour le groupe Danone.

Arthur Maurel et Adrien Moyne, cofondateurs de Vertu. / Photo Marion Saive
Arthur Maurel et Adrien Moyne, cofondateurs de Vertu. / Photo Marion Saive

 Un concept de bien-manger adapté à une clientèle urbaine et pressée

Les deux Lyonnais ont opté pour le circuit court. Et s’approvisionnent chez des producteurs bio de la région, dans la mesure du possible : les poireaux viennent de Rillieux-la-Pape, les courgettes, choux et carottes d’Ampuis, les framboises de Thurins, les pommes des bords de Saône… « Tous les produits sont présélectionnés et cueillis à maturité », assure Arthur. Ce concept de bien-manger, adapté à une clientèle urbaine pressée et écoresponsable (en partenariat avec la mairie de Tassin, les déchets organiques sont recyclés pour en faire de l’engrais naturel), c’est lui qui en a eu l’idée. Parti d’un constat perso : « J’adore manger des fruits et légumes mais je n’ai jamais le temps de me préparer une bonne ratatouille ou un wok. » Même rengaine dans son entourage. D’où l’idée de proposer, prêts à l’emploi et à consommer le jour même ou le surlendemain, mix de crudités, mélanges de légumes, salades, soupes, assortiments pour l’apéro, jus de fruits et eaux détox.

 Une quinzaine de corners à court terme

Sur le packaging du produit – 65 % de plastique recyclé et recyclable -, des idées recettes ajustées à la quantité de légumes ou de fruits empaquetés, le temps de préparation et les apports nutritionnels « pour simplifier la vie du client ». Un assortiment de légumes pour une ratatouille pour quatre personnes coûtera six euros environ. Une bouteille de jus d’oranges bio pressées le jour même, 2,50€ les 50 cl.

En septembre, viendra le premier « état des lieux » pour la start-up de quatre salariés (ils ont embauché deux personnes via le Pôle emploi de Tassin pour animer le premier kiosque). Arthur et Adrien espèrent lever des fonds rapidement pour développer leur concept, vecteur d’emplois : un kiosque égal une ou deux personnes embauchée(s). Ils prévoient de s'installer dans une quinzaine de supermarchés lyonnais en 2018, et de compter sur un réseau d’une centaine de corners à travers la France d'ici trois ans.

Marion Saive (marion.saive@leprogres.fr)

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