High-tech Douze start-up du Rhône au CES de Las Vegas

Quarante-deux start-up de la région sont au CES de Las Vegas, plus grand salon high-tech du monde, jusqu'au 12 janvier. Parmi elles, douze entreprises du Rhône / Photo AFP
Quarante-deux start-up de la région sont au CES de Las Vegas, plus grand salon high-tech du monde, jusqu'au 12 janvier. Parmi elles, douze entreprises du Rhône / Photo AFP

Plusieurs entreprises du département sont présentes au Consumer Electronic Show qui se tient dans le Nevada jusqu'au 12 janvier.

Ils se sont envolés le week-end dernier pour participer à la grand-messe mondiale du secteur high-tech : le Consumer Electronic Show de Las Vegas. CES : ces trois lettres résonnent dans l’esprit de nombreux start-uppers comme « LE » passage incontournable, le salon professionnel où tous les géants et les futures pépites de la tech se donnent rendez-vous.

Dans le Nevada, à vingt mille kilomètres du Rhône, douze chefs d’entreprise lyonnais vont tout donner jusqu'à samedi dans l’espoir de se faire remarquer et de faire connaître leur technologie au monde entier.

Car le CES bénéficie aujourd’hui d’un rayonnement mondial, attirant les grands décideurs de la planète.

Ce voyage, les entreprises du Rhône l’effectuent avec une trentaine d’autres jeunes pousses implantées en Auvergne Rhône-Alpes. Ce qui fait de la région, qui compte 42 start-up, le territoire français le plus représenté au CES.

Hease Robotics va chercher son moteur commercial

Jade Le Maître avec le robot "Heasy" / Photo Yann Foray
Jade Le Maître avec le robot "Heasy" / Photo Yann Foray

A Villeurbanne, dans les locaux de l’ancien site d’Alstom, une équipe de roboticiens donne vie à "Heasy". Avec ses deux yeux asymétriques et son écran à la place du ventre, ce robot aux airs de Wall-E est entièrement fabriqué ici, grâce à une imprimante 3D.

Doté d’un logiciel, il est destiné à accueillir du public dans des centres commerciaux, aires d’autoroute, lieux publics… Il émet des sons et permet d’orienter le public.

« Ce robot doit révolutionner la borne d’accueil », explique Jade Le Maître, 30 ans, cofondatrice de Hease Robotics avec Maxime Vallet, 31 ans. Elle est ingénieure en production de formation et a officié chez Innorobo; il a créé Evotion, une agence d’événementiel villeurbannaise.

Quand ils ont lancé leur entreprise commune en septembre 2016, ces deux fans de robotique ont vite décidé de s’envoler pour Las Vegas. « Le CES 2017 nous a permis de révéler l’entreprise et le robot. C’était notre première apparition publique », raconte Jade Le Maître. « Le CES nous a offert de la visibilité. C’est ainsi que notre robot a été déployé pour des tests dans des aires d’autoroute Total et des centres Leclerc ».

Un an plus tard, Hease Robotics compte plus que jamais sur le CES. Le fabricant de robots profite du salon pour annoncer l’ouverture des précommandes de sa machine, pour une livraison à partir de juin 2018.

"Heasy" sera disponible à partir de 1 000 euros par mois en leasing. « Cette annonce marque une étape importante dans le développement de la société. Le CES sera aussi l’occasion d’attirer de nouveaux partenaires et d’éventuels prospects », dévoile la dirigeante.

Yann Foray

Laurent Souloumiac, DG de Glwbl / Photo DR
Laurent Souloumiac, DG de Glwbl / Photo DR

Glowbl promeut sa nouvelle solution de visioconférence

Déjà présent sur les marchés de la réunion en ligne, de la classe virtuelle et des séminaires en ligne, Glowbl présente au CES 2018 une nouvelle application de sa technologie de visioconférence. Il s’agit de WeShopping, une plateforme qui permet à des personnes de consulter un site de e-commerce en même temps, tout en se voyant.

Glowbl (Lyon 6e , 17 salariés) espère commercialiser sa solution en mode SaaS auprès d’e-commerçants.

Le CES est une première pour la start-up fondée en 2011. Glowbl s’est développée petit à petit, revendiquant 60 000 utilisateurs sur sa plateforme utilisée par des entreprises françaises.

Récemment, l’éditeur de solutions logicielles lyonnais Visiativ a pris une participation minoritaire dans la start-up détenue par le groupe Soula à 40,2 %. le groupe Lazard à 10,4 % et par des investisseurs privés.

« L’entreprise est mûre. C’est le moment pour se rendre au CES », estime Laurent Souloumiac, directeur général. « Nos objectifs : gagner en notoriété, trouver des partenaires américains et rencontrer des investisseurs ».

Le dirigeant explique être sans cesse en recherche de fonds  : « Une levée de 1 à 3 millions va être nécessaire pour s’internationaliser et multiplier le chiffre d’affaires par quatre d’ici à fin 2018 ».

Le CES est donc déterminant pour l’équipe de Glowbl, qui "fera tout pour se démarquer, en étant sur son stand non-stop" jusqu'à vendredi.

Holi présente "Bonjour", réveil intelligent à commande vocale

"Bonjour", le réveil intelligent signé Holi / Photo DR
"Bonjour", le réveil intelligent signé Holi / Photo DR

"C’est la sixième année que nous allons au CES", précise Grégoire Gérard, le cofondateur de Holi, qui emploie 25 salariés à Lyon 2e. "Nous faisons des objets connectés pour le grand public dans la thématique du sommeil et de la chambre à coucher. Nous allons au CES avec notre réveil intelligent "Bonjour". Nous avons développé une nouvelle plateforme d’assistance vocale indépendante de Google et Amazon et allons donc au salon pour la promouvoir et développer notre offre BtoB ».

Objectif : « Amorcer des collaborations avec d’autres grosses boîtes. » Pour y parvenir, le dirigeant a une stratégie bien rodée : « Caler le maximum de rendez-vous en amont avec les dirigeants et avoir un stand "premium" offrant un trafic qualifié ».

Au total, Holi a investi 50 000 dollars pour participer à ce grand rendez-vous. « Le CES est le moment pour accélérer son business. Vous avez accès à un carnet d’adresses assez intéressant ».

Delphine Barbot

La mBox de Meersens / Photo DR
La mBox de Meersens / Photo DR

"mBox", le boîtier connecté multicapteurs à vocation sanitaire de Meersens

C’est peu dire que Morane Rey-Huet, cofondateur de Meersens, a la fibre écolo. Cette même fibre se trouve dans l’ADN de sa société, fondée en octobre 2017 à Lyon 6e.

« Quand j’habitais à Shanghai, je me suis rendu compte qu’il y avait plein de risques quant à la qualité de l’air, de l’eau, les pesticides, etc. », se rappelle l'entrepreneur lyonnais. Fort de ce constat, il a mis au point la mBox. « C’est un boîtier connecté, un peu plus gros qu’un smartphone, qui a pour objectif de permettre à tout un chacun de savoir s’il y a des risques sanitaires dans son environnement, que ce soit en termes de pollution de l’air, de pesticide, d’UV, ondes, etc. »

Pour le fonctionnement du boîtier, Meersens a mis au point des capsules qui se connectent au boîtier, baptisées mSens, permettant de tester les différents risques potentiels de l’environnement.

« Nous avons aussi développé une application : mCheck, qui permet d’avoir accès à tout un écosystème de services spécifiques à l’utilisateur de la communauté Meersens », souligne Morane Rey-Huet, qui espère réaliser un chiffre d’affaires 2018 de 200 000 euros.

Le produit devrait être commercialisé cet été (à 249 euros) en France et aux Etats-Unis, et Morane Rey Huet ambitionne à terme « d’équiper 20 % des foyers français avec notre boîtier ». Le dirigeant compte donc sur le CES pour "se confronter à sa communauté" : "Nous voulons créer de la visibilité, car nous ambitionnons de devenir un champion français. Enfin, nous y allons pour nous «benchmarker» avec ce qui se fait de mieux dans le domaine ».

La première de Kickmaker

Eric Elmlas et Vincent Despatin, fondateurs de Kickmaker / Photo DR
Eric Elmlas et Vincent Despatin, fondateurs de Kickmaker / Photo DR

« C’est notre premier CES. On y va pour se faire connaître et proposer nos services aux autres exposants du salon ».

Telles sont les ambitions de Vincent Despatin, 32 ans, cofondateur de Kickmaker, à l’aune de la tenue du CES.

La société, qui compte aujourd’hui une soixantaine de salariés, œuvre principalement dans le domaine du consulting, tant à destination des start-up que des grands groupes. « Nous aidons nos clients dans l’industrialisation de leurs projets hardware, afin de passer du stade du prototype à la production en série ».

Son créneau : le high-tech (drones, robots, objets connectés, matériel médical, etc.) « Nous travaillons essentiellement avec des clients qui n’ont pas cette connaissance interne, ou alors qui font appel à nous pour des considérations de flexibilité et de rapidité ».

Dans ses bagages pour Las Vegas, Kickmaker a emporté trois de ses premières réalisations : un vélo électrique intelligent, un drone grand public et un "powerwall" ("mur de batteries"), qui permet de stocker de l’énergie en revendant l’excédent.

Gilles Reymann

Le bracelet connecté selon Neptunes, "Heroz" / Photo DR
Le bracelet connecté selon Neptunes, "Heroz" / Photo DR

"Heroz", le bracelet connecté signé Neptunes

« Pour ce voyage à Las Vegas, nous avons trois objectifs : trouver des investisseurs, trouver des clients grands comptes et essayer de maximiser nos retombées médiatiques ».

C'est en ces termes qu’Arthur Grandgérard, 27 ans, cofondateur de Neptunes, expose ses ambitions pour ce voyage à Las Vegas. Sa société Neptunes, fondée en novembre 2016 entre Villeurbanne et Paris où elle a ses locaux, y présente un bracelet connecté, "Heroz", qui devrait être commercialisé d'ici au mois de mars.

"Les usages de notre bracelet peuvent se décliner dans de nombreux domaines : l’assurance, la santé, la télésurveillance, le secteur bancaire, etc.", détaille le dirigeant. "Les possibilités sont infinies, tout dépend comment le client veut customiser son usage".

Avec ses navettes autonomes, Navya va mettre la gomme

"Autonom Cab" sera présenté à Las Vegas / Photo François Samard
"Autonom Cab" sera présenté à Las Vegas / Photo François Samard

C’est une vraie réussite à la sauce lyonnaise. Pas étonnant donc de retrouver Navya pour la deuxième fois au CES de Las Vegas. Cette entreprise, créée en 2014 par Christophe Sapet – son président – et Bruno Bonnell, développe de nouvelles solutions de transport pour les déplacements en ville, à travers les voitures autonomes électriques. C’est Navya qui a installé, par exemple, la navette "Navly" dans le quartier de Confluence, à Lyon 2e.

Navya vient de sortir, en 2017, un nouveau véhicule : "Autonom Cab" (capacité de six personnes), un taxi sans chauffeur qui se déplacera en ville, dans certains quartiers.

Une première sera mise en service lors du CES de Las Vegas. Un moyen pour les équipes de Navya de présenter leur nouveau véhicule.

Léa Cordonnier

Romain Fournier et Clément Favier / Photo DR
Romain Fournier et Clément Favier / Photo DR

Parkmatch, le « Airbnb » de la location de parking

Une école d’ingénieur à Paris, un an de VIE (volontariat international en entreprise) en Argentine, un master spécialisé en entrepreneuriat à l’EM Lyon, et voilà Romain Fournier, 27 ans, à la tête de son entreprise. Parkmatch est une sorte d’Airbnb… pour les voitures.

Pour lancer leur concept (dont la sortie est prévue en mars), Romain Fournier et son associé Clément Favier ont développé l’application et une télécommande connectée. L’appli –téléchargeable gratuitement– met en relation le détenteur de la place avec le conducteur.

La télécommande (30 euros) permet d’enregistrer le bip original du parking. Cet enregistrement permet aux futurs locataires de déclencher l’ouverture en utilisant leur propre télécommande Parkmatch.

« Une première levée de fonds en juin nous a permis de récolter 100 000 euros. Une autre est prévue pour juin-juillet, en vue de notre développement à l’international ».

En attendant, c’est lors du CES de Las Vegas que les deux associés comptent vanter les mérites de leur produit. "Pour l’édition précédente, nous n’avions qu’un prototype à présenter", termine Romain Fournier. "L’idée est maintenant de trouver des investisseurs et de gagner en visibilité pour que les gens téléchargent l’application".

Mirabook, le smartphone qui se transforme en PC portable

Le Mirabook / Photo Miraxess
Le Mirabook / Photo Miraxess

Le smartphone dans la poche, l’ordinateur sur le bureau, la tablette rangée dans un tiroir. Aujourd’hui, les écrans se multiplient dans nos foyers. Pourtant, le Lyonnais Yanis Anteur, 25 ans, a décidé de prendre le contre-pied.

Son concept ? Transformer son smartphone en PC portable. Le produit qu’il a développé, le Mirabook, est en quelque sorte une « coquille vide » qui fonctionne lorsqu’il est connecté à un téléphone. « L’ordinateur fait 13 pouces, possède un vrai clavier et une interface bureau », détaille le jeune start-uper.

Pour développer cette technologie, le chef d’entreprise s’est associé avec Paul-Emile René, ingénieur de formation.

"Grâce à une campagne de crowdfunding, nous avons récolté 125 000 dollars", reprend-il. "Les fonds récoltés ont permis de développer le produit et de recruter une vraie équipe".

Aujourd’hui, huit salariés travaillent chez Miraxess, à Lyon 9e, l’entreprise qui développe le Mirabook. Ils seront sans doute le double à la fin de l’année. « Tout va dépendre du CES de Las Vegas », précise Yanis Anteur.

En effet, 600 Mirabook ont été pour l’instant prévendus, et les livraisons ne sont prévues que pour le mois de mai.

« Le CES va nous permettre de trouver des distributeurs. Mais aussi de conclure des partenariats avec des marques de téléphone pour étoffer notre offre ».

Car pour l’instant, seule une quinzaine de smartphones sont compatibles avec le Mirabook.

« L’année dernière, notre participation au CES nous a permis de concrétiser notre ordinateur. Cette année, on y retourne avec un produit fini. Ce sera donc le moment de conclure ».

Une application mobile, une montre autonome et des capteurs d’activité : l'invention de Lili Smart pour assister les aidants / Photo DR
Une application mobile, une montre autonome et des capteurs d’activité : l'invention de Lili Smart pour assister les aidants / Photo DR

Lili Smart innove avec sa solution d’assistance aux aidants familiaux

Lorsque sa grand-mère a été diagnostiquée malade d’Alzheimer en 2007, Aymeric Garnier a pris conscience des difficultés rencontrées par les aidants au quotidien.

Si bien qu’il a décidé de mettre ses compétences d’ingénieur en informatique et son expérience dans l’entrepreneuriat au profit des aidants.

En avril 2016, il a créé Lili Smart avec Vincent Thery, 36 ans, au profil commercial.

L'entreprise a ainsi développé un service dédié aux aidants familiaux qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. « Nous avons créé tout un écosystème composé de familles et de professionnels de santé pour développer la solution avec eux ».

La solution se compose d’une application mobile, d’une montre autonome et de capteurs d’activité.

"Lorsque la montre est portée par la personne aidée, elle va la stimuler en lui rappelant par exemple que c’est l’heure de prendre ses médicaments. Le rappel est paramétré par un proche sur l’application", explique Vincent Thery. "La montre peut également détecter des chutes automatiquement et, en cas de chute, envoyer une alerte à l’ensemble des membres de la famille. Mais aussi détecter des déambulations car elle est équipée d’un GPS".

Le service sera commercialisé via le téléphone, le site web de Lili Smart et des pharmacies partenaires, notamment vingt pharmacies pilotes en Rhône-Alpes.

Grâce à lui, les co-dirigeants ont gagné leur ticket d’entrée pour le CES de Las Vegas. 

"Nous avons été invités à deux égards, par la Région Auvergne Rhône-Alpes après avoir gagné un concours organisé dans le cadre du salon Viva Technology, et par la fondation du CTA (Consumer Technology Association)", précise Vincent Thery.

Objectif : « Nouer des contacts avec des partenaires pour attaquer de nouveaux marchés ». Une véritable aubaine pour ces deux entrepreneurs qui participent pour la première fois au grand rendez-vous de Las Vegas. « Le salon coïncide avec le lancement commercial de notre service en France », précisent les dirigeants, qui se tournent également vers l’international.

Le GIE VR-Connection présente sa borne d’arcade de réalité virtuelle

Sur cette borne, le public découvrira diverses expériences de réalité virtuelle / Photo DR
Sur cette borne, le public découvrira diverses expériences de réalité virtuelle / Photo DR

Le Lyonnais Alexandre Ibanez, très actif sur le marché de la réalité virtuelle, participe pour la première fois au CES Las Vegas après avoir co-fondé en avril 2017 à Paris VR-Connection, un groupement d’intérêt économique réunissant aujourd’hui près de 70 entreprises.

« Ce GIE rassemble les talents, le savoir-faire et la force de production de la réalité virtuelle française pour être capables de se battre à armes égales avec les structures américaines et chinoises », précise le dirigeant, qui présente au salon de Las Vegas une borne d’arcade sur laquelle seront distribués des contenus en réalité virtuelle.

« Nous avons travaillé avec des entreprises lyonnaises, poursuit l’entrepreneur de 29 ans. La société R-Cade a créé le meuble, UniVR Studio et Exoception ont réalisé une partie des contenus distribués dans la borne. » Celle-ci est commercialisée en vente et location.

"La prouesse au niveau technologique est surtout sur le logiciel de diffusion", ajoute Alexandre Ibanez. "Nous avons commencé les précommandes il y a trois semaines et déjà vendu une trentaine de bornes".

En participant au rendez-vous de Las Vegas, la start-up ambitionne de « faire valoir la réalité virtuelle française aux Etats-Unis et dans le monde, de permettre aux entreprises créatrices de contenus de générer des revenus et de gagner en visibilité ».

Sur ses neuf premiers mois d’exercice, le GIE aurait déjà généré plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires avec vingt collaborateurs.

VR-Connection prévoit d’ouvrir « d’ici à mars-avril » un second espace dédié à la réalité virtuelle à Lyon.

D. B.

Eric Benrey emmène son "Pop" à Las Vegas / Photo D. G.
Eric Benrey emmène son "Pop" à Las Vegas / Photo D. G.

MyBlueShip veut écouler son « Pop »

Quand une société veut conquérir le marché des objets connectés, difficile de faire l’impasse sur le CES. Eric Benrey l’a bien compris.

Cette année, il est pour la troisième fois consécutive à Las Vegas.

Le Lyonnais a mis au point un « Pop », une sorte de badge, de la taille d’un macaron, qui permet de connecter n’importe quel objet : table, chaise, bâtiment, emballage… « Bref, tout ce qui n’est pas connecté à l’origine », défend le dirigeant de MyBlueShip, start-up basée à Dardilly dont l’invention a été brevetée à l’international.

Cette technologie, qu’il a développée pendant deux ans, a déjà été primée au CES 2017. Et en 2016, il l’avait présentée « pour obtenir une première visibilité ».

Depuis, le « Pop » a été commercialisé. « Difficile de dire si le CES a apporté directement des contrats, mais le salon nous a offert une vraie légitimité. On a cessé de nous demander ‘serez-vous encore là dans deux ans ?’ Pour le CES 2018, nous avons organisé des rendez-vous préalables, plus structurés. L’objectif est d’exporter notre solution en 2018".

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