environnement
07/09/2010 04:00
Trop de pesticides
dans les villes
zoom
L'utilisation de désherbants chimiques a été supprimée
à la roseraie internationale du Parc de la Tête d'Or à Lyon. © Archives Jacques Mouginot
La France est le premier consommateur de pesticides en Europe. Si 95 % des produits sont utilisés dans l'agriculture, le traitement chimique est également présent dans des zones urbaines comme les jardins publics, les cimetières, les aéroports... Les collectivités territoriales ont promis de changer leurs pratiques dans le cadre de la signature, vendredi dernier à Versailles, d'un accord avec la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno. Assemblée des départements de France, des maires de France, Aéroports de Paris et plusieurs prestataires de service se sont engagés à améliorer leurs connaissances sur les plantes et leurs parasites pour avoir moins recours aux désherbants. Des solutions existent déjà : selon Ludovic Provost, de l'organisation Plante et Cité, rien ne vaut les paillages aux pieds des arbres ou encore des plantes couvre sol. Il est aussi toujours possible de brûler la plante inopportune avec de la vapeur d'eau ou un « système de mousse chaude, fabriqué à base d'amidon de maïs et de noix de coco ». En prenant un peu de recul, une autre solution plus simple s'impose : changer son regard sur la mauvaise herbe... et l'appeler « fleur spontanée ». Pour l'heure, ce sont les villes de plus de 50 000 habitants qui sont les plus ambitieuses. Une étude de Plante et Cité, réalisée en 2009, indique que plus de 60% d'entre elles, dont Lyon, ont un objectif « zéro phyto ». Le chiffre tombe à environ 15% pour les villes de 30 000 à 50 000 habitants, et à peine 5% pour les localités de moins de 5000 habitants. L'accord signé entre le secrétariat d'état et les collectivités ne changera sans doute pas immédiatement les habitudes. « Il y a quelques intentions mais pas d'objectifs chiffrés. Et rien en terme d'exclusion de certains pesticides » regrette François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures.