Abonnements : deuxième hausse en trois mois
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Suite à la hausse de la TVA dans le secteur des transports, le réseau TCL va de nouveau augmenter ses tarifs au 1er mars. ©Florian Fèvre
L’année 2012 commence mal pour le porte-monnaie de nombreux abonnés des TCL. Car bien qu’ils soient plus nombreux, avec une fréquentation supplémentaire de 7 % du réseau, le 1er janvier ils ont dû supporter la hausse annuelle des tarifs, calquée sur l’inflation. Celle-ci a dépassé les 2 % pour les abonnements qui n’ont pas un caractère social -le prix du ticket unité restant inchangé. Mais avec mars, arrive une deuxième sommation. Pour les abonnements «grand public» cette fois. Le Sytral a en effet décidé de reporter la hausse de la TVA de 5,5 % à 7 % décidée par le gouvernement sur les transports publics. « Une taxe entièrement reversée à l’Etat » précise Michèle Vullien qui rapportait le dossier hier au comité du Sytral. Le choix a été de ne faire porter cette nouvelle hausse que sur des abonnements dont un grand nombre est payé à la fois par les salariés et les employeurs. C’est-à-dire les Pass Partout, City Pass, et City Pass PDE qui passent respectivement à 55 euros, 52,60 euros et 48 euros. Du coup, le pourcentage de la nouvelle augmentation de ces titres avoisine les 4,8 %. Cette augmentation n’est bien entendu pas très bien perçue du côté des élus Europe Ecologie-Les Verts qui ont voté contre. Raymonde Poncet n’a d’ailleurs pas manqué de condamner l’augmentation de la TVA mais aussi le fait que le Sytral ne la fasse supporter qu’à certains usagers et non également aux entreprises, par le biais du versement transport, ou aux collectivités locales qui apportent des dotations. Mais pour Bernard Rivalta, président du Sytral, il était difficile en cette période de crise « d’augmenter le versement transport des entreprises et de solliciter plus le Grand Lyon et le Conseil général, c’est-à-dire les contribuables ». Il a précisé que « l’élévation de la TVA qu’il espérait éviter pour les transports collectifs se traduisait par une perte pour le Sytral de 2,4 millions d’euros. Ne pas la répercuter, c’est une baisse de l’autofinancement, une capacité d’investissements de 20 millions d’euros qui disparaît ».