transport
03/09/2010 04:00
Tramway lyonnais : les portillons à l'étude
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L'installation des portillons dans toutes les stations du métro lyonnais a duré trois ans et a coûté 53 millions d'euros. La fraude est, elle, passée de 15 à 8,4 %. © Archives Philippe Juste
Pour l'instant, il n'y a rien de décidé. Mais l'idée de lutter plus efficacement contre la fraude dans les tramways fait son chemin auprès du Sytral. Le métro lyonnais est déjà passé aux portillons de 2004 à 2007, ce qui a constitué une petite révolution qui a, sur un plan comptable, porté ses fruits. Alors que le taux de fraude estimé était de l'ordre de 15 %, il est tombé à 8,4 % aujourd'hui.
Cette « fermeture » du métro a bien sûr eu un effet pour l'ensemble du réseau TCL dès lors qu'un usager doit emprunter le métro avant de prendre un bus ou le tramway. Néanmoins, la fraude continue d'être élevée sur le réseau de surface, notamment dans les trams. Selon Bernard Rivalta, le président du Sytral, son taux est désormais de 14,4 %, soit près de six points de plus que dans le métro.
Faire chuter le nombre de fraudeurs est donc l'un des buts du Sytral, d'autant que ce point est inscrit au cahier des charges du nouveau contrat de Keolis Lyon, renouvelé pour l'exploitation du réseau TCL à partir du 1er janvier prochain.
Bernard Rivalta a conscience qu'il faudra apporter de nouvelles solutions techniques. Le Sytral envisage donc d'installer des contrôles d'accès dans certaines stations de tramway pour tester le dispositif. Un système qui ressemblerait à celui de la ligne de métro 14 à Paris, où des portes coulissantes vitrées ne s'ouvrent pour accéder au métro que lors de l'arrivée de la rame. Un modèle parmi d'autres mais l'objectif est toujours le même : obliger le voyageur à valider son titre de transport à l'extérieur pour pouvoir monter dans une rame.
Ce n'est, à ce jour, qu'une idée et aucune étude officielle n'a encore été lancée. Autant dire que le calendrier du projet n'est pas établi. « Il ne s'agit pas de contrôler ainsi les accès dans toutes les stations mais d'équiper les plus importantes d'entre elles. Des tests pourraient être menés dans un premier temps dans quelques-unes comme Part-Dieu ou Charpennes », précise Bernard Rivalta, qui évalue les pertes de recettes dues à la fraude à environ 20 millions d'euros par an. De l'argent qui n'irait pas à des actionnaires mais serait consacré à des investissements, assure enfin Bernard Rivalta.