Grand événement hier à Clairefontaine : Zinédine Zidane en personne est venu encourager les jeunes de l'équipe de France avant leur match contre la Biélorussie demain soir. « Zizou » s'est rendu au camp d'entraînement à la demande de son ancien coéquipier « Lolo » qu'il a, au passage, complimenté sur son nouveau poste de sélectionneur des Bleus : « Ils ont un entraîneur qui est frais, qui a envie, qui les a bien motivés, qui sait de quoi il parle, ce qui est super important quand vous parlez de foot, il a un vécu », a expliqué Zidane, aussi venu pour montrer des photos de 1998 et de 2000. « ZZ », homme de peu de mots, n'était d'ailleurs pas là pour faire des discours. Pas vraiment sa spécialité, comme l'avait rappelé sans méchanceté Laurent Blanc. Mais le grand champion a fait passer des idées simples lors d'une « petite réunion » après le dîner : « Le renouveau passera par des victoires (...) L'équipe va se refaire une santé, ça commence dès vendredi, j'espère qu'on retrouvera l'équipe de France gagnante, j'espère qu'ils pourront vivre les moments que j'ai vécus, je leur ai souhaité le meilleur (...) Le plus important, c'est eux, c'est ce qu'ils vont montrer maintenant », a-t-il martelé. « Je ne leur ai pas donné de conseils, le plus important c'était que je sois là, ce sont des joueurs de talent, ils méritent d'être là », a ajouté Zidane qui s'est également livré sous un beau soleil à quelques « jongles » avec Fabien Barthez avant de se livrer à un tennis-ballon. Zizou était dans l'équipe de Philippe Mexès et Alain Boghossian, un des adjoints de Blanc, le sélectionneur se trouvant dans le camp adverse avec son second Jean-Louis Gasset et Barthez. Ce qui faisait tout de même un tennis-ballon avec quatre champions du monde.
La séance, sans Karim Benzema ménagé pour une cheville douloureuse, ni Yohan Cabaye, finalement forfait pour une blessure à une cuisse (voir encadré) s'est d'ailleurs résumée à du tennis-ballons. Mais l'important n'était sans doute pas là. « Avec Zidane, c'était vraiment une ambiance, il nous a dit de porter haut et d'être fiers des couleurs de l'équipe de France, car elle nous suivra toujours. Il nous a dit ce qui s'était passé en 1998 et 2000 et qu'il avait confiance en nous, qu'on pouvait faire pareil et on pense qu'il ne se trompe pas », a confié Gaël Clichy. « Zidane, son message, c'est de bien vivre ensemble, on sait très bien qu'on est en reconstruction, que ça passe par des victoires, de la détermination », a rapporté pour sa part Mathieu Valbuena. Sa majesté « ZZ », elle, reste modeste. « Ma visite ne fera pas de mal. Du bien je ne sais pas, mais personne n'était mécontent. Après, peut-être que, comme vous dites, ça ne changera rien ». « Zidane, c'est un relais entre des générations, une génération de 1998 qui a gagné la Coupe du monde puis le Championnat d'Europe dans la foulée et une génération qui est train de se reconstruire », a commenté Fernand Duchaussoy, président par intérim de la FFF. En espérant que ce passage de relais sera gagnant, à commencer par demain soir lors du premier match des qualifications à l'Euro 2012 face à la Biélorussie.