Logement
11/05/2010 04:00
420 000 euros de charges récupérés
Des locataires du 3e ont payé les gardiens et les contrats d'entreprises de leur immeuble. A tort. Après réclamation, le bailleur a dû finalement les rembourser
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Les locataires de la résidence Part-Dieu ont eu gain de cause.
Voilà une bonne nouvelle pour les locataires de la résidence Part-Dieu, rue du Lac dans le 3e arrondissement de Lyon. Une partie de ses occupants vient de toucher près de 421 000 euros. Le donateur, plus contraint que généreux, n'est autre que l'un des deux bailleurs de l'immeuble, Interimob. A l'origine de ce remboursement, une réclamation déposée conjointement par la Confédération syndicale des familles (CSF) et l'Association des locataires de la résidence Part-Dieu (ADLR), qui regroupe une quarantaine de parties. Les deux organismes demandaient le remboursement de charges locatives injustement récupérées, selon eux, par les propriétaires et gestionnaires de l'immeuble, Interimob et la SACVL, le bailleur social de la ville de Lyon. « En procédant à un contrôle des charges payées par les locataires, nous avons constaté plusieurs anomalies, notamment concernant le service de gardiennage et les contrats d'entreprises », commente Lisa Lavagne coordinatrice de l'antenne rhodanienne. L'association pointe du doigt la rémunération des gardiens de l'immeuble, à la charge des habitants, alors que leurs attributions dans le cadre de l'entretien et du nettoyage des parties communes, les classeraient dans les services financés par les régies. Il en irait de même pour les contrats passés avec des entreprises de nettoyage, de serrurerie, ou de pose et d'entretien d'ascenseur. « Je reconnais qu'il y a eu des erreurs dans la gestion des récupérations des charges. A notre décharge, le responsable de l'ADLR, Noël Colin, chicane sur des petites choses », indique Alain Saint-Dizier, président d'Interimob. Le bailleur, qui détiendrait entre 170 et 180 logements dans la barre, annonce en fait avoir remboursé une somme avoisinant les 100 000 euros. « Ce qui prouve que les locataires ayant quitté l'immeuble entre 2004 et 2008 n'ont toujours pas été indemnisés », rétorque Lisa Lavagne. Reste la SACVL, qui traîne en longueur pour procéder au remboursement des charges indues. Mais cela devra être réglé d'ici fin mai.