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11/03/2010 04:00

Frisbee, le sport ultime

Les championnats universitaires d'ultimate frisbee débutent aujourd'hui à Lyon 2. L'équipe de la fac locale, les Pentagônes, compte bien récupérer le titre perdu en 2009 au profit de Besançon

© DR

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Ce matin, ils sont une petite vingtaine à s'entraîner dans un gymnase du 3e arrondissement sous le regard attentif de Nathalie, la prof de sport de Lyon 2. Ici, pas de ballon rond ni ovale mais un disque plat qui fuse d'un côté à l'autre de la salle. Si tout le monde connaît le frisbee pratiqué en loisir dans un jardin ou sur une plage, peu de personnes savent qu'il est également un vrai sport, appelé « ultimate frisbee », avec une fédération, un championnat, des divisions, des tournois... Dans le gymnase, les étudiants s'organisent en équipes de cinq. Les bleus joueront contre les rouges. L'enjeu : marquer en réceptionnant le frisbee dans la zone d'en-but adverse, située en bout de terrain. Les attaques sont rapides - chacun a 8 secondes pour faire sa passe -, la défense se fait au marquage individuel et les feintes de tir n'ont rien à envier aux dribbles du foot. « Les handballeurs ont l'avantage d'avoir une bonne vision du jeu, mais les basketteurs se créeront facilement des espaces et les volleyeurs seront les plus forts pour marquer », détaille Quentin Dupré La Tour, étudiant en géographie et membre des Pentagônes, l'équipe d'«ultimate» de Lyon 2. Mais, au fait, pourquoi ce sport s'appelle-t-il l'« ultimate » ? « C'est le sport ''ultime'' car il allie les valeurs de l'olympisme : mixité, auto arbitrage, interdiction de contacts, respect et spectacle. Des valeurs qui correspondent bien aux hippies américains qui l'ont inventé sur le campus de Columbia », poursuit le longiligne et très chevelu Quentin. Le fair-play est d'ailleurs officiellement récompensé lors des compétitions. Aujourd'hui et demain, la Halle des sports de Bron accueillera seize équipes venues des quatre coins de France pour se disputer le trophée du champion universitaire. « Il faudra se méfier de Besançon, le tenant du titre, mais aussi de Rennes et Clermont », prévient Quentin qui espère bien reconquérir le titre gagné par Lyon 2 en 2008. Tout en restant le plus fair-play possible.

Sandrine Mangenot

> Aujourd'hui et demain à la Halle des sports de l'université Lumière Lyon 2, à Bron. Entrée libre.

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