ligue des champions
10/03/2010 04:00
OL : le soir du grand défi
Eliminer, pour la première fois, un « grand d'Europe » : telle est la mission de Lyon aujourd'hui, sur le terrain du Real Madrid, en huitièmes de finale retour de la C1
Le Bayern Munich, l'Inter Milan, Liverpool, le Real Madrid... Autant de grands clubs d'Europe que l'Olympique lyonnais a accrochés à son tableau de chasse depuis une dizaine d'années qu'il fréquente assidûment la Ligue des champions. Des équipes prestigieuses battues par l'OL, mais pas éliminées pour autant de la compétition continentale. Ces victoires, en effet, ont été acquises lors de matchs de poule. A chaque fois qu'un « géant » s'est présenté face aux Rhodaniens lors d'une rencontre éliminatoire, il a eu le dernier mot : Barcelone l'an passé, Manchester United l'année précédente et l'AS Rome en 2007 en huitièmes de finale, l'AC Milan en 2006 lors d'un quart de finale resté dans les mémoires, ou encore à un degré moindre Porto en 2005, toujours en quarts de finale. C'est pourquoi l'équipe de Claude Puel a plus envie que jamais de croire, aujourd'hui, au premier grand exploit de l'histoire européenne du club. Sur la pelouse de Santiago Bernabeu, face au Real des Cristiano Ronaldo, Kaka, Higuain -mais pas de Benzema, souffrant d'une pubalgie et forfait-, Lisandro et les siens, vainqueurs 1-0 à l'aller il y a trois semaines, tenteront de conserver leur avantage pour sortir de la C1 l'équipe la plus chère de l'histoire du foot (200 millions d'euros consacrés au recrutement l'été dernier).
Pour réaliser cet exploit, il faudra cependant proposer à ce prestigieux adversaire un bloc aussi compact que celui du 16 février. Lui opposer un courage aussi déterminant que celui qui avait alors vu Jean II Makoun, auteur du seul et splendide but à Lyon, et les Olympiens museler les « Merengues », contrariés par un Hugo Lloris impressionnant et qui pourrait bien être décisif aujourd'hui. Sans Michel Bastos, touché à une cuisse, mais poussés par quelque 2600 supporters, les attaquants lyonnais devront profiter de la moindre occasion pour tenter de planter une nouvelle banderille dans la cuirasse espagnole, et l'arrière-garde, retrouvés autour d'un Cris de nouveau impérial, s'accrocher à l'avance de l'aller. Et faire le dos rond sous les assauts à venir, certainement intenses de la part d'une armada qui a prouvé ce week-end en Liga, en battant Séville 3-2 après avoir été menée 2-0, qu'elle avait de la ressource. Ce Real, surpuissant, rêve déjà de jouer la finale du 22 mai prévue dans son stade. A Lyon, ce soir, de faire gagner son propre rêve.
Sébastien Calemard
> L'OL féminin, lui aussi, joue en Ligue des champions aujourd'hui. En quarts de finale aller, l'équipe de Farid Benstiti accueille à Gerland (17 h 30) les Italiennes de Torres. Match retour le 17 mars à Sassari.