Mode Ce Lyonnais est addict aux sneakers

Hugo Fouillat collectionne les sneakers depuis sept ans avec une furieuse prédilection pour les Nike.   Il en possède plus d’une quarantaine de paires.  Photo Richard MOUILLAUD
Hugo Fouillat collectionne les sneakers depuis sept ans avec une furieuse prédilection pour les Nike. Il en possède plus d’une quarantaine de paires. Photo Richard MOUILLAUD

Tour à tour sportive puis transgressive, la basket s’affiche, aujourd’hui, comme un incontournable de la mode. Mieux, elle se collectionne. Rencontre avec Hugo Fouillat, addict à la sneakers, qui nous explique ce phénomène.

Il les a d’abord portées pour jouer au basket. Puis dans la cour d’école. « Les années 80, 90, le mouvement hip-hop, les stars du sport comme Michael Jordan étaient déjà passés par là. C’était courant, explique Hugo Fouillat. On rêvait tous d’avoir la même paire de basket que lui, ou la dernière paire à la mode ».

Il n’a que douze ans. Il est déjà mordu. Cinq ans plus tard, il passe à la vitesse supérieure. Fan de Nike, il commence à conserver jalousement les chaussures de cette marque. Et rejoint la toute jeune League de la sneakers (terme générique employé aussi bien par les amoureux de streetwear que les marques et distributeurs), qui vient de naître sur la toile. Une communauté réunissant les fous d’Adidas, Reebok, Puma et autres Asics… Vintage ou neuves.

« Il y avait déjà des mordus, mais ils étaient chacun dans leur coin. Les réseaux sociaux, ça nous a permis de nous rapprocher, dit-il. Et tous les âges sont représentés, des petits de 10 ans aux quadras. La basket, ça touche tout le monde ».

Après tout, on collectionne bien les timbres, pourquoi pas les baskets

Après sept ans, ce collectionneur, - « après tout, on collectionne bien les timbres, pourquoi pas les baskets », sourit-il et porteur assidu - « il faut qu’elles vivent »-, possède à présent plus d’une quarantaine de paires. Dans leur boîte d’origine - « cela augmente leur valeur »- ou savamment arrangées sur le sol - « C’est plus facile, le matin, pour choisir »-, on retrouve des séries limitées comme cette Air Max hybride (Air Max 1/97 SW) lancée fin mars dernier, une redite de l’Air Max de 98, de 2015, une paire de 2005 (regardez sous la languette, vous verrez la date de sortie). « Certaines, je ne m’en séparerai jamais. D’autres, je les revends pour en acheter d’autres. Il faut suivre le mouvement.»

> League de la sneakers : www.facebook.com/groups/liguesneaker/  

Ses conseils

1- Acheter et porter les baskets qu’on aime. « Et tant pis si ça ne plaît pas aux autres. Il faut aller au-delà des effets de mode ».

2-Ne pas y passer tout son argent. « On peut beaucoup aimer mais garder son bon sens. Certaines paires se vendent à 2 500 €. Il y a quand même d’autres façons de dépenser son argent. Ça reste des baskets ! ».

3- Aller sur les sites spécialisés. « On peut surveiller les dernières sorties, voire les classiques, suivre les séries plus ou moins limitées… »

4- Rejoindre une communauté. « Pour échanger des conseils, ses expériences, savoir si un site est fiable, différencier les vraies de fausses paires. Avec les réseaux sociaux, c’est pratique. On organise aussi des rencontres, régulièrement ».

5- Entretenir. « Mieux vaut éviter de porter une paire qui se salit vite dans des soirées où il y aura beaucoup de monde. Si elles sont tachées, autant les nettoyer tout de suite. Les lingettes pour bébé, c’est très efficace. Si c’est trop dur, il existe des spécialistes qui peuvent s’en charger ».

La date à retenir

La sneakers date de la fin du XIXe siècle, quand l’usage du caoutchouc se diversifie. Parmi les fabricants, la United States Rubber Company (Uniroyal).

Dès 1892, elle va scinder ses différentes activités dont la fabrication de chaussures. Connue sous le nom de Keds, dès 1916, cette branche a créé la toute première paire dotée d’une semelle flexible.

Céline BALLY

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