Aménagement L’ancienne école d’Ainay va devenir un petit hôtel familial

Avant d’être une école, le bâtiment, construit en 1855 et 1856, était un presbytère./ Photo Sophie MAJOU
Avant d’être une école, le bâtiment, construit en 1855 et 1856, était un presbytère./ Photo Sophie MAJOU
L’école, en 1910./ Photo DR
L’école, en 1910./ Photo DR
Avant d’être une école, le bâtiment, construit en 1855 et 1856, était un presbytère./ Photo Sophie MAJOU L’école, en 1910./ Photo DR

Les dix-neuf chambres, le restaurant de 45 couverts et le café/salon d’un établissement “convivial et familial” ouvriront au printemps 2019.

Après un couvent à Fourvière et l’Hôtel-Dieu, un hôtel-restaurant va intégrer un lieu charmant et prestigieux : celui de l’ancien presbytère de l’abbaye d’Ainay transformé, en 1910, en une école religieuse, puis communale. 

L’établissement qui prévoit d’ouvrir ses portes au printemps 2019 va faire l’objet d’une transformation radicale pour accueillir, dans 850 m², dix-neuf chambres (et salles de bains), un restaurant de quarante-cinq couverts côté rue Bourgelat et un petit salon/café côté place d’Ainay.

« Mon souhait est de créer, dans le respect de l’histoire de l’édifice, un petit établissement hôtelier convivial, tel que peut l’être une maison de famille », explique l’heureux propriétaire, Arthur Laeuffer. Le jeune hôtelier, né en 1988, confie avoir exercé le métier de cuisinier au Luxembourg et à Annecy. Il ne sera toutefois pas derrière les fourneaux à Ainay. La cuisine ? « Ce sera de la cuisine lyonnaise, mais plus simple et fraîche ». Le prix ? « L’objectif est d’attirer le plus grand nombre », étant précisé que le restaurant et le café seront également accessibles aux personnes extérieures à l’hôtel. Les chambres, elles, viseront possiblement la classification quatre étoiles, et se loueront dans une fourchette comprise entre 100 et 250 euros la nuit.

Après 1905, le bâtiment « fut saccagé, les boiseries arrachées et les glaces enlevées ». La rénovation devrait donc permettre de retrouver le lustre d’antan, avec une décoration composée « d’objets chinés et de pièces plus contemporaines commandées à des designers locaux ». Un ascenseur vitré prendra place au cœur de la montée d’escalier centrale.

Statue de la Vierge dérobée…

Côté bâtiment, « les façades vont retrouver leur aspect d’origine et seront rafraîchies dans le respect des directives des Bâtiments de France, tandis que murs, planchers et escaliers seront conservés ». Les vitrages, eux, seront remplacés à partir d’un modèle reprenant les sections des fenêtres d’origine. Dans l’une des deux niches, sur la façade, il manque “la statue de la Vierge Marie qui tenait l’enfant Jésus”. « Elle avait été retirée puis conservée dans la cave le temps de trouver un système pour la sceller avant d’être dérobée », confie Arthur Laueffer.

Le futur hôtelier, dont ce sera ici la première acquisition, précise qu’il habitera « sur place, au dernier étage » et se chargera de la gestion globale. Pour les cinquante clients attendus, environ une dizaine d’employés seront recrutés. Et au fait, comment va s’appeler l’établissement ? L’appellation “hôtel d’Ainay”, en tout cas, est déjà prise. « Ce n’est pas encore décidé », confie l’hôtelier. 

Le projet

Un hôtel de 19 chambres (d’une surface entre 15 et 30 m2 ).

Un restaurant de 45 couverts.

Un café avec un petit salon.

 

Étapes du chantier

Été 2017 : achat du bâtiment aux Hospices civils de Lyon par vente aux enchères publiques. Prix : 4,1 millions d’euros.

Du 15 avril au 30 juin 2018 : nettoyage.  

De juillet 2018 au printemps 2019 : travaux. 

Printemps 2019 : ouverture.

Sophie MAJOU

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