Nuisances Berges du Rhône : les besoins pressants des noctambules

Grosse affluence sur les berges du Rhône les soirs de beau temps.  Photo d’archives Sophie MAJOU
Grosse affluence sur les berges du Rhône les soirs de beau temps. Photo d’archives Sophie MAJOU
Le rideau d’eau théoriquement conçu pour empêcher ces messieurs  de se soulager n’était pas en fonctionnement à la mi-avril dernier.   Photo Sophie MAJOU
Le rideau d’eau théoriquement conçu pour empêcher ces messieurs de se soulager n’était pas en fonctionnement à la mi-avril dernier. Photo Sophie MAJOU
Grosse affluence sur les berges du Rhône les soirs de beau temps.  Photo d’archives Sophie MAJOU Le rideau d’eau théoriquement conçu pour empêcher ces messieurs  de se soulager n’était pas en fonctionnement à la mi-avril dernier.   Photo Sophie MAJOU

Dès qu’il fait beau et chaud, les noctambules viennent se désaltérer ou boire jusqu’à plus soif sur les terrasses de La Guillotière. Puis, vient le moment fatidique de la petite commission...

Nez délicat s’abstenir. Car, sur les jolies berges du Rhône, les soirs d’été venus, en fin de semaine, ça sent… l’urine. Malheureusement, le fumet musqué ne date pas d’hier.

Les garçons n’hésitent pas, en effet, à se soulager, sous le pont de La Guillotière, en brochette. Dès le premier été suivant l’inauguration de la promenade, le Grand Lyon avait d’ailleurs identifié la chose. Des « problèmes » et « incivilités » qui justifiaient alors la création d’un rideau d’eau le long du mur, jaillissant depuis la sous-face du pont, histoire de dissuader les pratiquants qui se font, alors, arroser. (30 000 € HT). L’idée était « d’occuper et d’agrémenter cet espace », expliquait, en des termes choisis, l’évanescente délibération votée en novembre 2007.

Pas de rideau d’eau…

Problème : lors des dernières grosses chaleurs, le week-end des 20 et 21 avril derniers, le fameux rideau d’eau n’était pas en fonctionnement au plus grand plaisir des vessies masculines. Pourquoi ? Le cabinet de David Kimelfeld, président de la Métropole, contacté, n’a pas répondu. Les filles, elles, se ruent dans les rues adjacentes, pour faire un petit pipi entre deux voitures stationnées… Chaleur aidant, les effluves grimpent le long des immeubles, jusque dans les appartements des premiers étages aux fenêtres grande ouvertes. Pourtant, il y a bien des sanitaires le long des quatre kilomètres de promenade (lire ci-dessous), même s’il faut bien admettre qu’ils sont pris d’assaut, égrenant des files d’attente.

Entre incivisme et moyens insuffisants dédiés aux toilettes publiques, difficile de savoir où mettre le curseur. Toutes les sanisettes situées sur les quais hauts ferment, en tout cas, à deux heures du matin, à l’heure où bon nombre de badauds fréquentent encore les berges. Restent les sanitaires provisoires installés sous les ponts.  

Sanitaires permanents

Sanisettes JC Decaux ouvertes de 6 heures à 2 heures :

Avenue de Grande-Bretagne et place du Maréchal-Lyautey (Lyon 6e), quai Sarrail et quai Augagneur (Lyon 2e).

Vespasienne hommes ouvertes 24heures/24 heures :

Avenue Leclerc (Lyon 7e).

Sanitaires provisoires installés de mai à septembre (accessibles 24/24): 

Pont Morand, pont Lafayette, pont Wilson, pont de La Guillotière (Lyon 2e), pont de l’Université (Lyon 7e).

S. M.

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