Lyon Ils dispensent des soins gratuits aux chiens de la rue

Théo Noguer, le président de l’association, examine Aka. Photo S. M.
Théo Noguer, le président de l’association, examine Aka. Photo S. M.

Le Dispensaire vétérinaire étudiant de Lyon intervient dans trois structures lyonnaises.

Les bras chargés de paquets de croquettes et de grosses sacoches, cinq étudiants de VetAgro Sup poussent la porte de Pause Diabolo, rue Villeroy. Ces membres de l’association “Dispensaire vétérinaire étudiant de Lyon”, viennent une fois par mois dans ce lieu d’accueil pour les usagers de drogue, afin de dispenser des soins gratuits (vaccination, identification, antiparasitaires) aux animaux des personnes sans logement fixe. « Ça a bien pris avec le bouche-à-oreille. Des fois, ils zappent les rendez-vous mais on les appelle », explique Zouaoui Sahnoune, travailleur social.

Gauthier, lui, n’a pas zappé le rendez-vous fixé par Louise Kerbrat, la responsable sponsors de l’association. Elle a rencontré ce jeune homme de 17 ans dans le métro où il faisait la manche avec Aka, un chiot femelle âgé de 2 mois, et elle lui a parlé de la consultation. « Elle est croisée chien du désert, Malinois, Husky… », énumère fièrement Gauthier.

Sur la table d’examen – une table de cuisine recouverte d’un tapis antidérapant – Aka est extraordinairement calme. L’idéal pour les apprentis vétos dont certains ne sont qu’en première ou deuxième année et tâtonnent encore au moment d’enfoncer l’aiguille du premier vaccin. Mais pour glisser la puce d’identification électronique sous la peau du chiot, les filles préfèrent s’en remettre à l’expérience de Théo Noguer, le président de l’association, en 5e  année.

Relancé en 2016

A la palpation, une tique est découverte, cachée dans les poils. « J’ai peur des chenilles processionnaires aussi », commente Gauthier. « Effectivement, les chiots sont les plus à risques et on nous a signalé des foyers près de Monplaisir et Sans Souci », répond Louise Kerbrat. Ces chenilles peuvent causer des lésions très sévères chez les animaux.

Créé en 2008, le Dispensaire vétérinaire étudiant de Lyon a connu une interruption de 2013 à 2016 avant d’être relancé par cette équipe. Soutenu financièrement par des industriels et répondant à des appels à projets, le DVEL intervient dans trois structures lyonnaises, toujours en présence d’un vétérinaire diplômé. « On soigne essentiellement des chiens mais on a aussi 20 % de chats et on a eu un lapin », sourit Louise Kerbrat. Récompensée par un Trophée de l’Étudiant 2018, l’association a rejoint le réseau Enactus qui accompagne les jeunes entrepreneurs.

Sylvie Montaron

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