SOCIAL Les urgences font bloc ce lundi à Lyon

Après Lyon-sud et HEH, les urgences de l’hôpital Saint-Joseph Saint-Luc se sont mis en grève le 5 mars.  Photo S. M.
Après Lyon-sud et HEH, les urgences de l’hôpital Saint-Joseph Saint-Luc se sont mis en grève le 5 mars. Photo S. M.

Alors qu’à Lyon-sud, le mouvement initié le 22 janvier a été suspendu, les personnels des urgences du Vinatier sont entrés à leur tour en grève, le 30 mars, soutenus par la communauté médicale de l’établissement. Mais quel que soit le niveau de la mobilisation, « dans chaque hôpital, c’est le même combat contre le manque de moyens et de personnels, la précarité, l’insécurité, les conditions de travail devenues intolérables, les conditions d’accueil et d’hospitalisation inhumaines », expliquent ces soignants, secrétaires médicales, personnels administratifs, techniciens, brancardiers, assistances sociales, etc.

Ces personnels ont décidé de se regrouper au sein d’un “mouvement inter-urgences”, regroupant les services des hôpitaux Édouard-Herriot, Lyon-sud, la Croix-Rousse, Saint-Joseph Saint-Luc et le Vinatier. Ce mouvement appelle à un “die-in” – ce lundi à 12 h 30 place de la Comédie à Lyon –, c’est-à-dire une manifestation consistant à s’allonger sur la voie pour symboliser l’agonie du système de santé.

Au-delà de ce mouvement, certains services déplorent de nouveaux épisodes de violences. À Saint-Joseph Saint-Luc, le personnel explique avoir « subi de nombreuses agressions physiques et verbales », dont six graves en mars, « qui ont nécessité des dépôts de plaintes mais aussi des arrêts de travail ». À HEH, un patient et trois de ses amis s’en sont pris à un autre patient et un visiteur avant de proférer des menaces de mort envers les soignants.

S. M.

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