Urbanisme Le Pavillon de la Saône joue les prolongations quai Saint-Antoine

Des barrières ont été posées autour de la structure, située à l’angle du quai Saint-Antoine et du pont Maréchal-Juin, pour empêcher les sans-abri de s’installer sous la structure.  Photo Sophie MAJOU
Des barrières ont été posées autour de la structure, située à l’angle du quai Saint-Antoine et du pont Maréchal-Juin, pour empêcher les sans-abri de s’installer sous la structure. Photo Sophie MAJOU
Vue de l’intérieur du pavillon.  Photo d’archives Philippe JUSTE
Vue de l’intérieur du pavillon. Photo d’archives Philippe JUSTE
Des barrières ont été posées autour de la structure, située à l’angle du quai Saint-Antoine et du pont Maréchal-Juin, pour empêcher les sans-abri de s’installer sous la structure.  Photo Sophie MAJOU Vue de l’intérieur du pavillon.  Photo d’archives Philippe JUSTE

La structure, installée depuis mai 2012, au bout du parking, restera en place jusqu’aux travaux des Terrasses, prévus en 2022.

Mais à quoi sert le Pavillon de la Saône ? La structure, temporaire, conçue par l’artiste Didier Fiuza Faustino et qui occupe plusieurs places de stationnement du parking Saint-Antoine, est en effet fermée six mois par an.

Lors de sa pause, en mai 2012, le pavillon a été, pour la mairie et le Grand Lyon, une formidable machine à communiquer sur le beau projet des Rives de Saône, inauguré en septembre 2013, avant les municipales de mars 2014. Quelque 900 000 personnes auraient ainsi visité les lieux depuis mai 2012. 

Un avenir encore incertain

À son installation, il était prévu de laisser la structure en place pendant sept ans, durée au terme de laquelle l’entier défilé des Rives de Saône était censé être remodelé. Mais le nouveau parking Saint-Antoine, en cours de construction, a accusé du retard, repoussant la démolition du parking actuel et l’élaboration des nouvelles promenades sur le site. Du coup, le pavillon fait de la résistance. Le conseiller municipal (LR) d’opposition, Emmanuel Hamelin, a interrogé, en vain, le maire de Lyon, lors du dernier conseil municipal, sur le devenir du pavillon « posé sans concertation » et pour lequel Gérard Collomb avait indiqué qu’il était « conçu pour être déplacé en fonction des projets ».

« Le pavillon est aujourd’hui un lieu d’information et d’échanges autour des grands projets de la Métropole de Lyon », explique aujourd’hui le cabinet de David Kimelfeld, le président de la Métropole, collectivité propriétaire des lieux. « Il a accueilli en 2017 une exposition sur le projet Cœur Presqu’île, puis sur la Cité Internationale de la gastronomie dans le cadre de la reconversion du Grand Hôtel-Dieu. La prochaine exposition, portant sur les grandes infrastructures et le déclassement A6/A7, ouvrira la deuxième quinzaine de mai », poursuit-on. 

Le pavillon quittera donc les lieux au moment de la démolition du parking Saint-Antoine, actuel. Et ensuite ? Ira-t-il à Miribel Jonage comme il en a été, un temps question ? « Une réflexion est en cours à la Métropole. »

800 000 C’est en euros, le prix du pavillon (hors frais de fonctionnement). Un mécène, Serge Ferrrari, a conçu la bâche formant le cœur du pavillon pour une valeur de 200 000 €.

S. M.

Qui que quoi ?


Newsletter

Restez informés de l’actualité de Lyonplus.com Inscrivez-vous gratuitement à notre lettre d'information.

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?