Education Retour à la semaine de quatre jours : déjà des réactions politiques

La décision de repasser à la semaine de quatre jours à Lyon fait l’objet de nombreuses réactions.   Photo d’illustration Joël PHILIPPON
La décision de repasser à la semaine de quatre jours à Lyon fait l’objet de nombreuses réactions. Photo d’illustration Joël PHILIPPON

La majorité des conseils d’écoles publiques a choisi la semaine de quatre jours de classe pour la rentrée prochaine. Un choix acté par la Ville.

UDI : « Aller au bout de la concertation »

Selon l’UDI, « Il faut aller au bout de la concertation en tenant compte des propositions des parents ». Denis Broliquier (UDI) estime, ainsi, « qu’un retour à 14 h 15 n’est pas adapté au rythme des maternelles ». L’élu propose un « retour dès 13 h 30 de tous les enfants ne déjeunant pas à la cantine ». Le maire du 2e  arrondissement porte aussi le souhait exprimé par les parents que la sortie des enfants qui restent à la garderie ou à l’étude intervienne à 17 h 45.

« Cette mesure permettra de préserver à minima 45 minutes d’étude nécessaire à l’égalité des chances particulièrement pour les enfants les plus en difficulté », ajoute l’élu qui réclame, in fine, que « les tarifs qui seront appliqués aux différents temps », soit définis. 

« Un manque de vision de l’Éducation » pour les Verts

Les Verts indiquent « regretter le manque de vision de la mairie. La loi sur les rythmes scolaires visait à privilégier les matinées pour l’apprentissage et à limiter la durée des journées scolaires. Les rythmes qui se dessinent pour la rentrée 2018 en primaire et maternelle prennent le chemin inverse », estime Grégory Doucet, secrétaire d’EELV Lyon.

« La décision du ministre de l’Éducation de laisser les municipalités revenir aux quatre jours était déjà l’aveu d’un manque de vision pour l’éducation », considère-t-il.

« Un choix par résignation ou dépit », dans le 6e

Du côté des élus du 6e  arrondissement , Jean-Michel Duvernois, adjoint aux Affaires scolaires et Dominique Nachury, conseillère municipale (LR ), on rappelle que onze écoles sur les quatorze de l’arrondissement ont opté pour la semaine de quatre jours.

« Un choix qui s’est fait par résignation ou par dépit », selon les deux élus. « Enseignants, parents ont regretté le manque d’ouverture à d’autres réponses à l’organisation du temps scolaire et du temps de l’enfant », concluent-ils.

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?