Transports Les vélos Gobee.bike ont disparu des radars

Une image de plus en plus rare à Lyon.  Photo Philippe JUSTE
Une image de plus en plus rare à Lyon. Photo Philippe JUSTE
La société semble plus bavarde sur les réseaux sociaux. Capture Twitter
La société semble plus bavarde sur les réseaux sociaux. Capture Twitter
Une image de plus en plus rare à Lyon.  Photo Philippe JUSTE La société semble plus bavarde sur les réseaux sociaux. Capture Twitter

Ce jeudi matin, plus aucun vélo vert n’était disponible sur l’application. Et la start-up ne répond plus…

Le désert de Gobee, c’est donc maintenant. Alors qu’il ne restait plus qu’une douzaine d’unités visibles en début de semaine sur l’application de la start-up de location de vélos sans borne, ils ont tous disparu des radars jeudi.

Une « collecte en masse » des vélos endommagés ?

Ont-ils été ramassés pour réparation ? S’oriente-t-on vers un retrait du service ? La société, qui avait lancé ce nouveau concept début décembre sur Lyon, ne répond plus à nos questions, se contentant d’évoquer « un agenda chargé ». En revanche, sur Twitter, où elle assure un service de support, elle affirme à des utilisateurs réaliser « en ce moment une opération de collecte en masse des vélos endommagés ». Ce qui indiquerait donc que tous les vélos lyonnais (une flotte estimée à 400 unités) auraient été confrontés au vandalisme ou à des soucis de déverrouillage. Difficile à croire pour les utilisateurs qui ont réglé une caution (15 €), crédité leur compte (5 € minimum) et se retrouvent désormais, le bec dans l’eau, avec l’épée de Damoclès d’un retrait, comme cela s’est passé à Reims ou Lille au début du mois de janvier. De plus, certains vélos (endommagés), qui apparaissaient sur l’application en début de semaine, sont toujours visibles à l’œil nu, en ville, et n’ont donc pas été collectés. La théorie d’une déconnexion du service prend donc un peu plus d’épaisseur… en attendant que la start-up franco-hongkongaise, également présente à Paris, ne se décide (enfin) à communiquer.

La fin d’un cycle ?

Pour elle, un nouveau retrait pourrait ébranler encore la pérennité de son modèle, et même du modèle en général, alors qu’Ofo et qu’oBike, ses concurrents, imaginaient un jour s’installer entre Rhône et Saône. Rappelons qu’à Lille ou Reims, les bicyclettes avaient disparu de l’application avant l’annonce de l’arrêt du service via un message. Mais les vélos verts, eux, sont parfois restés sur place, abandonnés à leur sort, et récupérés par les services municipaux et même certains habitants.

J.-P. Cavaillez

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