Rythme scolaire Retour à quatre jours d’école : ce qui va changer… ou pas !

Le vote des 167 conseils d’école est clos : 85 d’entre eux ont préféré le scénario numéro 2, celui des quatre jours, aux dépens de celui des quatre jours et demi, adopté depuis la rentrée 2014 / Photo d’illustration Joël Philippon
Le vote des 167 conseils d’école est clos : 85 d’entre eux ont préféré le scénario numéro 2, celui des quatre jours, aux dépens de celui des quatre jours et demi, adopté depuis la rentrée 2014 / Photo d’illustration Joël Philippon

La Ville promet que la nouvelle organisation ne s’apparente pas à un retour en arrière. Elle met en avant des changements présents et peut-être à venir. Mais quoi de neuf ?

Retour vers le futur ? Le scénario retenu par la majorité des conseils d’école après le vote qui a couru du 15 janvier au 6 février n’enverra pas les enfants dans un passé aussi lointain que Marty McFly, l’adolescent héros du film, mais simplement à l’avant-septembre 2014, quand les écoliers n’avaient pas classe le mercredi.

Mais, assure la Ville, leur futur n’aura rien à voir avec le passé. Dans cette nouvelle formule des quatre jours sont annoncés quelques changements ou améliorations. Mais des zones de flou subsistent, notamment en ce qui concerne les tarifs.

En préambule, le maire de Lyon promet un « dispositif pérenne ». Cela rassurera sans doute un grand nombre de familles, a fortiori celles qui auraient préféré maintenir l’actuelle semaine sur quatre jours et demi.

Georges Képénékian lui-même penchait pour le scénario numéro 1, proche du modèle en place depuis la rentrée 2014. Mais il relativise –« Le système idéal n’existe pas »– et s’interroge sur la supériorité scientifiquement établie d’une semaine plus étalée : « Il ne suffit pas de décréter qu’on apprend mieux sur quatre jours et demi. L’école est entrée dans une nouvelle ère, plus complexe, où on peut apprendre sans forcément être à l’école ». 

A ce sujet, le maire vante notamment les bienfaits des activités culturelles.

« Un bond en avant de qualité pour les enfants »

Qu’en est-il du futur qui n’est donc pas un retour au passé ? Si le groupe municipal “Les Républicains et apparentés - Ensemble pour Lyon” ironise sur la « machine arrière », Guy Corazzol, l’adjoint à l’Education, présente au contraire la « nouvelle organisation comme un bond en avant de qualité pour les enfants ». Et d’énumérer la garderie du matin dans toutes les écoles, la garderie du soir allongée et mieux encadrée et, pour le mercredi matin, une « offre périscolaire structurée autour de quatre parcours pendant l’année : culture, sport, sciences et numérique, citoyenneté ».

« On tient notamment à ouvrir les chakras de nos enfants à la culture », insiste-t-il. Georges Képénékian se veut aussi rassurant : « La nouvelle organisation à venir fera l’objet d’évaluations […] Il y a encore des choses à construire au fur et à mesure ».

En attendant, au présent, beaucoup de parents s’inquiètent du tarif pour le temps périscolaire du soir. On ne sait pas encore, répond en substance l’adjoint. Cette fois, on est donc renvoyé au futur. Ce qui suscite une nouvelle charge du groupe Ensemble pour Lyon : « Nous ne pouvons imaginer que l’exécutif soit en capacité de chiffrer des dépenses sans les recettes ; ce serait un signe de bien mauvaise gestion ». Seule certitude à ce jour pour les bourses des familles, les activités du vendredi après-midi transférées au mercredi matin ne leur coûteront pas plus cher.

On l’a compris, comme l’adolescent de "Retour vers le futur", la Ville de Lyon doit résoudre quelques équations avant de trouver le moyen de faire fonctionner correctement, non pas la machine à remonter le temps, mais bien cette nouvelle organisation sur quatre jours dans un futur immédiat.

Carte interactive : comment les écoles ont voté

Muriel Florin avec Sophie Majou

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