Fête des lumières Le grand huit des installations les plus attendues

Place des Terreaux : Nathanaëlle Picot voit grand en s’attaquant aux façades du Musée des Beaux-Arts et de l’Hôtel de Ville. Avec Enoha fait son cinéma, elle fait un joli clin d’œil au septième art dans la ville des frères Lumière. En 2016, elle avait transformé la grande roue de la place Bellecour en  Songe Forain. / Visuel de simulation
Place des Terreaux : Nathanaëlle Picot voit grand en s’attaquant aux façades du Musée des Beaux-Arts et de l’Hôtel de Ville. Avec Enoha fait son cinéma, elle fait un joli clin d’œil au septième art dans la ville des frères Lumière. En 2016, elle avait transformé la grande roue de la place Bellecour en Songe Forain. / Visuel de simulation

Plus qu'un jour avant le grand top départ de la Fête des Lumières 2017. Une édition qui va retrouver une configuration plus traditionnelle que l’an dernier. Cette fois, elle se déroulera bien sur quatre jours au lieu de trois, en 2016. Alors oui, l’essentiel des œuvres sera toujours concentré sur la Presqu’île, le Vieux Lyon et Fourvière, et il faudra encore attendre 20 heures (sauf le dimanche, à 19 heures) pour commencer à profiter des illuminations, mais le périmètre de sécurité (et ses portiques de contrôle) sera légèrement élargi aux pentes de la Croix-Rousse, sur la montée de la Grande-Côte.

Côté artistique, une cinquantaine de mises en lumière seront dévoilées au public. Parmi les plus attendues, celle de la place des Terreaux, qui donne souvent le “la” de la fête. Cette année, c’est Nathanaëlle Picot (Pixel n’Pepper) qui en a la charge. La même artiste qui avait animé la grande roue de la place Bellecour, en 2016, avec Un Songe Forain. Une petite merveille qui avait beaucoup plu au public de 2016 avec son graphisme candide et sa mise en scène hyper bien fichue. Cette fois, on lui met à disposition une toile bien plus imposante avec les façades de l’hôtel de ville et du musée des Beaux-Arts. La trame ? Une fillette, Enoha, et son chat, qui revisitent des scènes cultes du cinéma. Un hommage. Un clin d’œil aussi à la ville qui l’a vu naître.

Dans le jardin lumineux de la place Bellecour

Sur la place Bellecour, "Promenons-nous" nous propose une sorte de respiration entre deux bains de foule. / Visuel de simulation
Sur la place Bellecour, "Promenons-nous" nous propose une sorte de respiration entre deux bains de foule. / Visuel de simulation

Les créations de Bellecour sont toujours des événements, plus ou moins réussis tant l’enjeu est grand. L’an dernier, la grande roue était le support d’une fête foraine hypnotique très réussie. Cette fois, c’est la place entière qui sera transformée en jardin de fleurs et herbacées géantes avec Promenons-nous (Collectif Tilt, France). Des pivoines, des graminées, des herbes folles, des arbres couverts de papillons lumineux, luminaires ! Une version XXL de ce qui avait été présenté, place de la Bourse, en 2016 avec la statue de Louis XIV en jardinier en chef.

Plus calme, plus reposante nous promettent les organisateurs, pour une parenthèse bucolique entre deux bains de foule.

Rayonnement pour la future cité de la gastronomie

/ Visuel de simulation
/ Visuel de simulation

En chantier depuis 2015 pour la future cité de la gastronomie, l’Hôtel-Dieu version entièrement rénovée a pris sérieuse tournure. Au point que, cette année, sa façade, côté Rhône, va pouvoir accueillir une création, symbolisant l’entrée du site réhabilité. Avec Rayonnement (Laurent Langlois et Daniel Knipper, France), l’architecture du monument promet d’être sublimée. Elle est visible depuis lundi soir et jusqu’au 29 décembre. Le meilleur point de vue ? Depuis la rive gauche, en face, sur le quai Augagneur.

Fourvière : un cheval rebelle et un ciel étoilé au théâtre antique

"Balaha" ou la légende indienne d'un cheval libre, dans le théâtre antique de Fourvière. / Visuel de simulation
"Balaha" ou la légende indienne d'un cheval libre, dans le théâtre antique de Fourvière. / Visuel de simulation

En 2016, le théâtre antique de Fourvière devenait le support d’une création de lumière et de feu avec Incandescent. Changement d’univers en 2017 avec Balaha ou l’histoire d’un cheval libre, inspirée d’une légende indienne. Une épopée où l’imagerie équestre devrait y être largement exploitée jusque dans une constellation recréée sur place. Prometteur à plus d’un titre. Le site, les pierres plusieurs fois millénaires ont déjà démontré qu’ils se prêtaient parfaitement à ce genre de spectacle.

Et un météore chutera sur la piscine du Rhône

Une toile de 12000 m² accueillera la Météore. / Visuel de simulation
Une toile de 12000 m² accueillera la Météore. / Visuel de simulation

En 2016, les tours du centre nautique Tony-Bertrand (ex-piscine du Rhône) s’étaient transformées en volutes de lumière.

En 2017, c’est à une chute de météore qu’il faudra s’attendre… En panoramique. Au total, 12 000 m² seront la toile de ce tableau cosmique où une boule de particules survolera le site avant de devenir boule d’énergie. À voir depuis la rive droite du Rhône, de préférence, sur le débarcadère situé dans le prolongement de la place Antonin-Poncet.

Du sur-mesure pour la cathédrale

/ Visuel de simulation
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En 2016, on avait adoré la création de Yann Nguema (EZ3kiel) pour la cathédrale Saint-Jean. Cette année, c’est le duo Helen Eastwood et Laurent Brun qui s’occupe de sublimer la façade de l’auguste dame de pierre. Les mêmes artistes qui avaient habillé la gare Saint-Paul avec leur Dress Code. On attend de voir avec impatience le rendu d’Unisson où, nous annonce-t-on musique et lumières seront à la composition/décomposition de l’architecture de l’édifice.

Une pièce et c’est parti

/ Visuel de simulation
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On était habitué aux installations statiques, place Antonin-Poncet. Mais les habitudes sont faites pour changer. Pour la première fois, les façades de la Grande-Poste et du clocher de la Charité seront le support d’Isert Coin (Mr Beam, Hollande). Un hommage aux jeux vidéo rétro et une musique qui évoque curieusement la série phénomène Stranger Thing.

Les Jacobins sous la cloche

/ Visuel de simulation
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En 2007, il avait créé la sensation en mettant la statue de Louis XIV sous cloche, pour une boule à neige royale, place Bellecour.

Dix ans plus tard, Jacques Rival va détourner la fontaine des Jacobins en la transformant en horloge monumentale, de style XIXe avec Golden Hours. Avec des variations musicales tous les quarts d’heure.

Céline Bally

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