Déplacements doux Les vélos de location sans borne arrivent 

Un vélo oBike, à Paris. / Photo oBike
Un vélo oBike, à Paris. / Photo oBike

L’entreprise oBike annonce qu’elle déploiera « plusieurs centaines » de ces cycles de nouvelle génération dans la Métropole de Lyon entre la fin du mois et mi-janvier.

Avec son jaune orangé pétant, vous devriez vite le repérer dans les rues. Et c’est d’ailleurs un peu le but recherché par ses promoteurs ! Mais, ce nouveau vélo en route pour la Métropole de Lyon – il y arrivera au plus tôt à la fin du mois, au plus tard, mi-janvier 2018 – n’est pas un Vélo’V classique repeint dans un nouveau style. Il s’agit d’un oBike lancé par l’entreprise – d’origine singapourienne – du même nom.

À la différence du Vélo’V exploité par Jc Decaux pour le compte de la Métropole, nul besoin de borne d’accrochage. Après création d’un compte personnel, paiement d’une caution en ligne (son prix de lancement devrait être de 5 €, avant de passer à 49 €) et photographie du code-barre (QR code) du vélo concerné avec votre smartphone (téléphone intelligent), la roue arrière se débloque. 50 centimes d’euros sont prélevés à la demi-heure, jusqu’à ce que vous refermiez le verrou. Et entreposiez l’engin dans un lieu public autorisé. Un système de géolocalisation permet de repérer les vélos disponibles, grâce à l’application de votre téléphone.

Des zones d’exclusion ? La Métropole y travaille…

« Nous allons déployer, d’ici à quelques semaines, plusieurs centaines de ces vélos dans la Métropole de Lyon », annonce le directeur général France d’oBike, Alban Sayag. Paris a déjà été servie. Une dizaine de villes en région le seront très prochainement. Dans la Métropole de Lyon, comme ailleurs, deux types de deux-roues – pour un nombre total compris entre 500 et 600 dans un premier temps – seront proposés à la location. L’un, sans vitesse, pour les trajets courts. L’autre, avec assistance électrique. Particularité d’oBike : une fois créé, votre compte peut être utilisé dans toutes les villes européennes (Berlin, Madrid, Barcelone, Bruxelles, Londres, Milan, Turin…) déjà pourvues en oBike, ce qui présente l’avantage de pouvoir utiliser partout certains bonus (courses gratuites en signalant des vélos oBike mal garés).

À ce propos, Pierre Hémon, conseiller métropolitain chargé des Mobilités actives, indique à notre rédaction que « des réflexions juridiques sont en cours avec plusieurs villes » pour définir des zones où l’utilisation de ces vélos sans bornes serait interdite. Les entreprises concernées pourraient aussi devoir payer un jour une forme de redevance d’occupation du domaine public.

Présente sur le même créneau, la société Gobee. oBike n’a, pour l’heure, pas fait connaître ses décisions s’agissant de la Métropole de Lyon.

Nicolas Ballet

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