Sport “Run in spirit” sur les fonts baptismaux

La première édition de “Run in spirit” aura lieu le 2 juin 2018.  Photo d’archives Benjamin STEEN
La première édition de “Run in spirit” aura lieu le 2 juin 2018. Photo d’archives Benjamin STEEN

Dans les cartons du diocèse depuis plusieurs mois, “Run in spirit” aura lieu le 2 juin 2018, jour de la fête des Merveilles qui célèbre chaque année les martyrs de Lyon de l’an 177.

Une course à pied catho à Lyon ? Confessons-le, on a d’abord eu du mal à y croire. Ce n’est pourtant pas un mirage. Dans les cartons du diocèse depuis plusieurs mois, “Run in spirit” aura lieu le 2 juin 2018, jour de la fête des Merveilles qui célèbre chaque année les martyrs de Lyon de l’an 177.

Encore à l’étude, le parcours devrait relier les sites associés à cet épisode de l’histoire locale tels que l’amphithéâtre des Trois-Gaules, le cachot de saint Pothin à l’Antiquaille, l’église Saint-Irénée, l’église Sainte-Blandine, avant de s’achever à la Confluence.

À la genèse de “Run in spirit”, une vieille connaissance de la course à pied lyonnaise : Michel Pakloglou. Créateur de l’ex- « semi-marathon du patrimoine », il a surtout imaginé “Run in Lyon” avant de céder l’événement à la société ASO en 2013, tout en restant le club support via son association Oxygène. Fervent catholique malgré une trajectoire tumultueuse dans le business de la nuit, il a présenté l’idée au cardinal Barbarin « lors d’un jogging », en marge d’un voyage aux Philippines. « En grand amateur de course à pied, il a tout de suite dit oui. »

« In run they trust »

Le projet est désormais porté par la Fondation Saint-Irénée, chargée de soutenir les initiatives du diocèse : « Nous souhaitons en faire un événement associant le sport et l’histoire. Ce sera familial et œcuménique », explique son directeur, Etienne Piquet-Gauthier. Il balaye l’idée d’une opération de com’ pour le diocèse : « Ce n’est pas un coup de pub. J’ai 40 ans, tous mes potes catholiques courent. L’idée, c’est juste de créer un événement populaire ».

Même si la première édition devrait davantage ressembler à une balade, la Fondation nourrit de hautes ambitions pour sa course avec de puissants partenaires.

Le concept s’inscrit en tout cas dans l’air du temps. Le running est en effet souvent associé à la spiritualité en tant que quête de transcendance. « Le coureur – le vrai – court avec lui-même et non après quelque chose », explique ainsi le philosophe et marathonien Guillaume Blanc. Le leader spirituel hindouiste Sri Chinmoy avait ainsi créé tout un réseau de courses d’endurance partout dans le monde. Sa « marathon team » organise toujours des événements au bois de Vincennes.

À Lyon, Michel Pakloglou a déjà trouvé le sous-titre de son épreuve : « Ce sera la course du corps, de l’âme et de l’esprit », annonce-t-il. Une bénédiction géante, voire des traversées d’église, sont évoquées. Une vraie grand-messe du running.

Benjamin Steen

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