Lyon Ces gendarmes qui libèrent la parole des enfants victimes

Les locaux de la BPDJ viennent d’être rénovés, pour offrir aux enfants, comme aux enquêteurs, un cadre chaleureux et adapté. Photo X.B.
Les locaux de la BPDJ viennent d’être rénovés, pour offrir aux enfants, comme aux enquêteurs, un cadre chaleureux et adapté. Photo X.B.

Depuis 1998, la brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) recueille le témoignage des mineurs victimes de violences sexuelles ou physiques.

Des canapés confortables, des murs aux tons pastels et des caisses pleines de jouets. Difficile d’imaginer que l’on se trouve à la caserne Delfosse, à Lyon, dans l’une des unités du groupement départemental. La gendarmerie assure ici l’une des missions les plus difficiles : auditionner les mineurs victimes de violences. 405 ont été entendus l’an dernier. 150 de plus qu’il y a deux ans. « La parole se libère et internet a amené de nouveaux dossiers », explique l’adjudante-chef Violaine Chabardes, commandante de la BPDJ. Les plus petits ont à peine 3 ans. Les plus âgés sont presque majeurs.

Pour créer l’indispensable lien de confiance, préalable à l’audition, il faut des locaux accueillants et chaleureux. Ceux-ci ont été complètement rénovés, grâce à la contribution d‘associations d’aide aux enfants victimes, et des deux clubs Soroptimist de Lyon. « Nous avons des locaux adaptés pour les tout-petits comme pour les adolescents. Et un coin pour l’accueil des parents ou accompagnants. Cela a déjà un impact positif sur notre travail ».

Six gendarmes expérimentés, toujours en uniforme, travaillent dans cette unité. « Notre mission se limite à l’audition, qui est l’étape fondatrice du parcours judiciaire », poursuit Violaine Chabardes. « Nous sommes saisis par les brigades et nous avons très peu d’éléments sur les dossiers, ce qui permet de travailler en toute objectivité. Les enfants arrivent toujours à comprendre que l’on est là pour les protéger. Et que l’on a besoin, pour cela, de savoir ce qu’il s’est passé. »

405 Le nombre de mineurs victimes de violences auditionnés en 2016 pour la zone gendarmerie. Un chiffre en augmentation depuis plusieurs années.

Xavier Breuil

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