Faits divers La stèle du Jardin des 44 enfants juifs d’Izieu vandalisée

La police est venue, lundi soir, pour effectuer les constatations avec Jean Lévy, président de l’association Les Fils et filles des déportés juifs de France. / Photo Hugo Poncet
La police est venue, lundi soir, pour effectuer les constatations avec Jean Lévy, président de l’association Les Fils et filles des déportés juifs de France. / Photo Hugo Poncet
La pierre sur laquelle étaient inscrits les noms a été complètement arrachée. / Photo Hugo Poncet
La pierre sur laquelle étaient inscrits les noms a été complètement arrachée. / Photo Hugo Poncet
La police est venue, lundi soir, pour effectuer les constatations avec Jean Lévy, président de l’association Les Fils et filles des déportés juifs de France. / Photo Hugo Poncet La pierre sur laquelle étaient inscrits les noms a été complètement arrachée. / Photo Hugo Poncet

La stèle érigée dans le 7e arrondissement de Lyon en mémoire des 44 enfants juifs et sept adultes déportés après la rafle d’Izieu (Ain), en 1944, a été dégradée dans la nuit de dimanche à lundi. Il n’en reste plus rien.

C’est dans un jardin quasiment laissé à l’abandon que la découverte a été faite lundi, dans le 7e arrondissement de Lyon, juste derrière le Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD). Là où la végétation ardue côtoie les insalubrités, Jean Lévy, président régional de l’association Les Fils et filles des déportés juifs de France (FFDJF), ne peut que constater les dégâts.

La stèle retrouvée en mille morceaux

« Pour moi, c’est une profanation, s’exclame-t-il. C’est un acte antisémite, contre la République française. Cela atteint un symbole fort. C’est quelque chose que je ne peux pas accepter. Je suis d’autant plus effondré que nous venons de célébrer les trente ans du procès de Klaus Barbie, le responsable de la rafle d’Izieu », indique le président, prévenu lundi soir par la mairie.

C’est d’ailleurs la municipalité qui a été alertée des dégâts, dans la journée. « La stèle était en mille morceaux », précise la Ville, qui a décidé de porter plainte, tout comme l’association de Jean Lévy. À quelques mètres de la stèle, des panneaux pédagogiques relatant l’histoire de ces enfants juifs sont eux restés intacts, sans dégradation, ni inscription. Enfin, des riverains ont confirmé que ce jardin est régulièrement squatté par des SDF la nuit.

"Un affront aux valeurs de la République" pour Gérard Collomb

Pour l’heure, aucune piste n’est privilégiée, l’enquête de police ne fait que commencer. Lundi, vers 20 h 30, un équipage est venu faire les premières constatations. Mais le nettoyage avait déjà été fait. Aucun morceau de la pierre sur laquelle étaient inscrits les noms de toutes les victimes d’Izieu, ne se trouve dans le jardin.

Le ministre de l’Intérieur, chargé des relations avec les cultes, Gérard Collomb, s’est indigné dans un communiqué en estimant que « cet acte lâche et odieux heurte la mémoire des victimes et constitue un affront aux valeurs de la République. » L’ancien maire de Lyon a également souhaité que « tout soit mis en œuvre pour identifier les auteurs de cet acte afin qu’ils aient à en rendre compte. »

Hugo Poncet

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