Exposition De nouvelles merveilles au musée des Confluences

"Carnets de collections" met en lumière 300 pièces jamais montrées.  Photo Frédéric CHAMBERT
"Carnets de collections" met en lumière 300 pièces jamais montrées. Photo Frédéric CHAMBERT

Axée sur les incroyables trésors du musée des Confluences, la nouvelle exposition, “Carnets de collections”, s’intéresse aux hommes et à leurs incessants travaux de recherche.

Vous vous souvenez de la “Chambre des merveilles”, exposition plébiscitée et prolongée des Confluences (attendue à partir de février 2018 à Montréal) ? Depuis ce mardi, une nouvelle installation, “Carnet de collections”, la prolonge en dévoilant les incroyables trésors du musée, à travers un nouveau prisme : ses réserves, avec 300 pièces jamais montrées. Exit les mises en scènes décoratives, bienvenue dans les coulisses plus feutrées de la conservation.

Dons des douanes

« Derrière chaque objet, il y a des hommes passionnés par la découverte, persévérants, qui ont su transmettre », souligne Hélène Lafont Couturier, la directrice, qui voudrait, à son tour, faire naître des vocations autour de ces aventures humaines et scientifiques.

Comment tous ces objets d’ethnologie ou de sciences naturelles ont-ils été accumulés ? Grâce à des expéditions organisées par le musée, et des dons anciens ou récents, de la part de collectionneurs, mais aussi des douanes (comme ces coraux ou ce bracelet en ivoire).

La pièce la plus imposante trône dans la première des trois petites salles : le squelette d’un ours des cavernes prélevé en Ariège. Mais, c’est une vitrine plus modeste qui illustre la démarche des chercheurs : « Des crânes d’homme, de chimpanzé et de gorille permettent de comprendre l’évolution », souligne Didier Berthet, paléontologue.

Momies démaillotées

Plus loin, alors que le musée possède la plus importante collection de momies animales hors d’Égypte, ce sont des momies d’ibis et d’aigles, rapportées par Louis Lortet (directeur du muséum d’histoire naturelle de Lyon, de 1870 à 1909), qui ont été démaillotées : « elles permettent de vérifier la théorie de l’évolution des espèces et d’évaluer la collection avec de nouvelles méthodes », poursuit le spécialiste. Car, c’est bien là le message : la connaissance n’est pas figée dans le temps. « Dans la sépulture de Koban, on a découvert des traces de mil, qui ont conduit à questionner sur l’origine de cette agriculture », pointe Helena Ter Ovanessian, chargée du projet d’exposition. Quant à ces jolis petits colibris, on s’interroge toujours : à quoi sert la brillance de leur plumage ?

“Carnets de collection”, au musée des Confluences, jusqu’au 2 septembre 2018, 84, quai Perrache, Lyon 2e. 

Isabelle Brione

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